Buch 
Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
Seite
394
JPEG-Download
 

NOTES.

3g4

du Centre, quon rencontre en sortant du Berry quandon savance vers le Sud, est aisé à tourner. Il ny a quàse jeter à droite, du côté de la Vienne , vers Confolens,à la limite des départements de lIndre , de la Charente et de la Vienne . On remonte ensuite la Vienne jusquàla Briance, et on est alors à peu de distance du bassinde la Dordogne ; a° pour atteindre la Vézère , à partirdes sources de la Briance, ou, en dautres termes, pourpasser de la vallée de la Vienne dans celle de la Dordo­ gne , il ne faudrait quun souterrain de i,4oo mètres ,cest-à-dire trois ou quatre fois plus court que les tun-nels pratiqués pour dautres chemins de fer. Ce sou-terrain serait précédé de tranchées peu étendues (laplus longue aurait i,3oo mètres), dont la profondeurmaximum serait de 18 mètres, ce qui na rien dexor-bitant. Le point culminant entre la Vienne et la Dordo­ gne serait le plus élevé de toute la ligne de Paris àToulouse . Dans lhypothèse la moins favorable, ilserait à 4<>4 mètres au-dessus de la mer. On sait que,sur le chemin de Paris à Dijon , par les divers tracés,on sélève à 381 mètres, 397 mètres, 398 mètres.

Au sortir du souterrain ménagé au col de la Porche-rie , entre la Briance et la Vézère , on se trouverait dansun pays relativement facile. On passerait de la Vézère à la Corrèze , quon suivrait pendant un certain espace *en desservant Tulle ; de, par le vallon de la Sour-doire, on déboucherait dans la vallée de la Dordogne ,et on se trouverait alors en présence du plus formida-ble de tous les obstacles qui se présentent sur la ligneentière : il sagirait de gravir les montagnes situées en-tre la Dordogne et le Lot .

Non seulement il y a un faîte à franchir , commecest généralement le cas entre deux vallées, mais lacrête qui sépare la Dordogne du Lot se croise avec une