NOTES.
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du Centre, qu’on rencontre en sortant du Berry quandon s’avance vers le Sud, est aisé à tourner. Il n’y a qu’àse jeter à droite, du côté de la Vienne , vers Confolens,à la limite des départements de l’Indre , de la Charente et de la Vienne . On remonte ensuite la Vienne jusqu’àla Briance, et on est alors à peu de distance du bassinde la Dordogne ; a° pour atteindre la Vézère , à partirdes sources de la Briance, ou, en d’autres termes, pourpasser de la vallée de la Vienne dans celle de la Dordo gne , il ne faudrait qu’un souterrain de i,4oo mètres ,c’est-à-dire trois ou quatre fois plus court que les tun-nels pratiqués pour d’autres chemins de fer. Ce sou-terrain serait précédé de tranchées peu étendues (laplus longue aurait i,3oo mètres), dont la profondeurmaximum serait de 18 mètres, ce qui n’a rien d’exor-bitant. Le point culminant entre la Vienne et la Dordo gne serait le plus élevé de toute la ligne de Paris àToulouse . Dans l’hypothèse la moins favorable, ilserait à 4<>4 mètres au-dessus de la mer. On sait que,sur le chemin de Paris à Dijon , par les divers tracés,on s’élève à 381 mètres, 397 mètres, 398 mètres.
Au sortir du souterrain ménagé au col de la Porche-rie , entre la Briance et la Vézère , on se trouverait dansun pays relativement facile. On passerait de la Vézère à la Corrèze , qu’on suivrait pendant un certain espace *en desservant Tulle ; de là, par le vallon de la Sour-doire, on déboucherait dans la vallée de la Dordogne ,et on se trouverait alors en présence du plus formida-ble de tous les obstacles qui se présentent sur la ligneentière : il s’agirait de gravir les montagnes situées en-tre la Dordogne et le Lot .
Non seulement il y a là un faîte à franchir , commec’est généralement le cas entre deux vallées, mais lacrête qui sépare la Dordogne du Lot se croise avec une