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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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DES SALLES DAS 1 LE. 3 q 7

lioration du sort des classes souffrantes et des progrès dela morale publique. Elles substituent, pour les classesouvrières, à léducation de la famille, une éducationcollective bien supérieure, du point de vue de linstruc-tion , et non moins préférable, en ce qui concerne cesclasses , sous le rapport de la moralité. Car, particuliè-rement dans les grandes villes, Dieu sait quels exem-ples beaucoup de parents nécessiteux donnent à leursenfants ; Dieu sait quels préceptes ils leur inoculent,et quels soins ils donnent à ces jeunes âmes. Les sallesdasile répandent parmi les enfants qui les fréquententdes habitudes de discipline et dobéissance trop raresaujourdhui dans toutes les classes. Lun des plusgrands services quon puisse rendre à notre patrie,cest dy multiplier ces utiles établissements. A cetégard cependant la progression est bien lente. Onen jugera par lextrait suivant du rapport adressé auRoi par M. Villemain , ministre de lInstruction publi-que , sur la situation de linstruction primaire en 1840 :

«Il y avait, en 1837, dans 172 communes, 261salles dasile, recevant ensemble 29,214 enfants. Ontrouve maintenant (1840) dans 352 communes, 555sallesdasile recevant ensemble 5 o,986enfants(r): il ya donc en ce moment, de plus quen 1837,294 sallesdasile et 21,471 élèves. Les communes ont consacré àlentretien de ces modestes établissements la somme de245,631 francs. Sur une honorable initiative partiedelaChambre des députés (2), un crédit de 200,000 fr.a été ajouté, pour le même objet, à la loi des finances

(1) Sur ce nombre, 263 salles d'asile étaient convenablement dis-posées et avaient un mobilier complet.

(2) Lhonorable député qui a rendu ce service à la chose publiqueestM. Benjamin Deîessert^ quensuite, en 1842, deux collèges électo-raux ont successivement refusé de renvoyer à la Chambre élective.