NOTES.
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de 1841, et reproduit dans le budget de 1842. Cettesomme , distribuée, à titre de secours et d’encourage-ment, aux communes qui feront des dépenses d’acqui-sition et de construction pour de nouvelles salles d’asile,est un moyen assuré d’en étendre le nombre. Ce résul-tat se fait déjà sentir ; indépendamment de plusieurscréations récentes, il y a en ce moment 79 projets denouvelles salles d’asile soumis à l’examen du Conseilroyal de l'instruction publique.
» La direction des salles d’asile déjà fondées est gé-néralement bonne, les soins de santé et de surveillancey sont bien entendus, et rien n’est négligé pour queles enfants soient traités avec douceur, dirigés dansleurs jeux, occupés sans fatigue, et surtout ne reçoi-vent que des impressions salutaires. Les règlementspréparés à cet effet, et approuvés en Conseil royalde l’instruction publique, sont d’une exécution facileet sûre. La commission supérieure des salles d’asile,formée de dames que préside un membre du Conseil,s’occupe avec un grand zèle d’une foule de détails biencompris par les mères ; et la surveillance assidue desdames inspectrices seconde dignement les efforts de lacommission. Les conseils municipaux et les comités deplusieurs villes se montrent également animés du zèlele plus louable; et, dans ce nombre , il faut citer le co-mité central de Paris , qui a provoqué des subventionsconsidérables pour la création des asiles. Et toutefois,Sire, ce n’est pas sans un vif regret qu’il me faut avouerque, malgré de récents et heureux efforts, une créa-tion si utile, si chrétienne, est encore si peu répandue,comparativement à la grandeur des besoins. Sur 555salles existant aujourd’hui, 286 sont dans l’état le plusprospère, et le reste s’améliore ; mais combien de villes,combien de centres de population manufacturière et