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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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CANAL DE MARSEILLE.

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daspirer à obtenir 1 o mètres cubes. Cest en effet exac-tement la part qui a été faite à chacun des canaux deCraponne et de Boisgelin. Quoi quil en soit, de guerrelasse, les Marseillais ont accédé à ces conditions. Ilsrenoncent au projet quils avaient formé, de distribuerde leau sur tout le parcours de leur canal, et ils garde-ront pour leur clocher tout ce qui leur aura été attribué.Frappés de ce que le canal débouchait du souterrain deNotre-Dame (hameau situé à deux lieues de Marseille ),à une hauteur de i5o mètres au-dessus de la mer, ilsavaient pensé quavec 5 mètres cubes tombant decette hauteur, ils auraient une force motrice suffisantepour un nombre considérable de fabriques. Et, en effet,la puissance ainsi créée eût été équivalente à trois millechevaux. Ils abandonnent cette espérance; ils nutili'seront leur eau, comme force motrice, quautant quelirrigation de leur banlieue pourra sen accommoder. Àplus forte raison seront-ils obligés dajourner les jetsdeau quils avaient rêvés pour leurs bastides. Maisleur cité sera admirablement arrosée et parfaitementapprovisionnée, même pour le service courant desfabriques ; le port cessera dêtre un cloaque infect. Dail-leurs le canal sera creusé de manière à recevoir 10 mè-tres cubes, et il pourra les emprunter à la Durance,même pendant la majeure partie de lété; car, grâceaux glaciers des Alpes , dont le tribut augmente pen-dant lardeur de lété, létiage extrême est un accidentqui ne dure que quelques jours. Plus tard enfin on sedécidera peut-être, pour parfaire larrosage du terri-toire de Marseille et du reste de la Provence, à établirdes réservoirs semblables à ceux qui alimentent les ca-naux de navigation, et lon amassera, aux époquesde pluie ou pendant la fonte des neiges, dimmenses ap-provisionnements pour les temps de sécheresse. Nous

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