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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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NOTES.

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même en y comprenant de belle* fontaines publiques etle nettoiement des mes et du port. Avec trois autres mè-tres cubes, on fournirait à un grand nombre dusines laforce motrice qu elles réclameraient. Marseille deman-dait en outre un mètre cube pour lembellissement et lecomfort des nombreuses bastides dont la ville est envi-ronnée. La prise deau totale devrait donc être de 8 à 9mètres cubes par seconde, cest-à-dire, au plus, du hui-tième de ce que débite laDurance aux plus basses eaux.Pour compenser les pertes deaux causées par les filtra-tions et lévaporation, le canal devrait emprunter à laDurance un mètre cube de plus par seconde. A cecompte, la prise deau eût été de 10 mètres cubes.

Malheureusement la requête de la ville de Marseille avait soulevé beaucoup dopposition. Il a fallu respecterles droits acquis des propriétaires des canaux dirriga-tion dont les prises deau se trouvent en dessous deSaint-Paul, point de départ adopté par M. de Mon-tricher. Il a été reconnu nécessaire de laisser à laDurance une certaine quantité deau pour la bran-che septentrionale du canal Boisgelin, appelée ca-nal des Alpines. Par ces motifs, la ville de Marseille n aété autorisée à puiser dans la Durance que 5 mètres cu-bes 3/4, qui, en raison des pertes, nen produiront ef-fectivement que 5. Cette réduction est vraiment exagé-rée. Le conseil général des Ponts et Chaussées admetque la quantité deau roulée par la Durance est de74 mètres cubes, et quil suffit quelle en conserve 12à son embouchure dans le Rhône . Or les concessionsactuelles ne sélèvent quà 32 mètres cubes, il en restaitdonc 3o à concéder. De la part dune cité qui est lepremier port de France , qui compte une populationde 170,000 âmes, à qui le plus magnifique avenir estréservé, ce nétait pas une prétention démesurée que