NOTES.
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pour Marseille ; le commerce trouve toute sorte de ga-ranties dans une compagnie responsable. Il est dispenséde toute surveillance, comptabilité, travaux matérielsrelatifs à la réception, conservation et livraison desmarchandises, toujours classées avec ordre et dans lesconditions les mieux adaptées à leur nature. Il n’a plusà craindre les vols si fréquents sur les quais. Il a sur-tout la faculté de disposer de sa marchandise, soit poürla vente, soit pour l’emprunt, sans la déplacer, aumoyen des récépissés ou warrants délivrés par la com-pagnie, divisés en tel nombre que l’on désire, et suscep-tibles de transmission par endossement. C’est une belleidée qui honore le génie commercial de l’Angleterred’avoir ainsi créé des titres représentatifs qui se né-gocient avec autant de facilité et plus de sécuritéqu’une lettre de change, et d’avoir enrichi la circulationd'un capital aussi considérable, aussi réel que celui desmarchandises en stationnement sur le marché deLondres .
C’est de la fondation des docks que date en Angle-terre la faculté de l’entrepôt accordée aux marchandisesétrangères. A Londres , ils ont eu pour effet de dimi-nuer les frais dans la proportion de 80 pour 100.
INote 38 . (Page 171.)
De la franchise du port de Marseille .
C’est par les docks qu’on l’obtiendra sous la seule forme qui soit dé-sirable. — Régimes successifs du port. — Entrepôt réel, entrepôtfictif.— Inconvénients du système des entrepôts fictifs. — Napoléonveut faire de Marseille‘ un port franc à l’instar de Gênes , au moyend’un local spécial affecté à l’entrepôt ; refus des Marseillais.—Prérogatives accordées par la Restauration; c’était la franchise à