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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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NOTES.

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saires au commerce actif et détaillé dont Marseille estle centre. Déjà elle en avait fait lessai malheureux.

Je renvoie à louvrage de M. Julliany le lecteur dé-sireux de connaître en détail lhistoire du port franc deMarseille , jusquà la révolution, et même jusquà nosjours. Jajoute seulement quelques mots pour indi-quer ce qui sest passé depuis le commencement dusiècle.

Marseille réclama aussitôt contre les nombreusesentraves et les graves inconvénients qui résultent dusystème des entrepôts adopté par le gouvernement con-sulaire et subsistant encore aujourdhui. On conçoit eneffet combien ce système est gênant pour la division etla subdivision des parties de marchandises, et pour lamanutention. Létat de séquestre les marchandisessont placées, la difficulté de se procurer à point nomméla clef de la douane, et limpossibilité de disposer long-temps dun commis, ne permettent ni de prévenir nidarrêter à temps les altérations, les coulages et autresaccidents, ni dexpédier ou demballer au momentprécis. Ce sont sans cesse des pertes de temps, dar-gent, de matières et doccasions propices de vente.Les déclarations, les permis , les visites sont aussi in-dispensables pour larticle qui paie un droit presqueinsensible, que pour les marchandises les plus sévère-ment prohibées ou les plus fortement taxées sur letarif.

Napoléon, qui était frappé de tous ces inconvénients,sentait aussi quil était impossible , dans lintérêt mêmede Marseille , de rétablir la franchise sous son ancienneforme. En 1806 , une députation spéciale lui ayant étéenvoyée par les Marseillais, il témoigna le désir quondisposât à Marseille un local convenable pour létablis-sement. dun port franc semblable à celui de Gênes . De