NOTES.
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saires au commerce actif et détaillé dont Marseille estle centre. Déjà elle en avait fait l’essai malheureux.
Je renvoie à l’ouvrage de M. Julliany le lecteur dé-sireux de connaître en détail l’histoire du port franc deMarseille , jusqu’à la révolution, et même jusqu’à nosjours. J’ajoute seulement quelques mots pour indi-quer ce qui s’est passé depuis le commencement dusiècle.
Marseille réclama aussitôt contre les nombreusesentraves et les graves inconvénients qui résultent dusystème des entrepôts adopté par le gouvernement con-sulaire et subsistant encore aujourd’hui. On conçoit eneffet combien ce système est gênant pour la division etla subdivision des parties de marchandises, et pour lamanutention. L’état de séquestre où les marchandisessont placées, la difficulté de se procurer à point nomméla clef de la douane, et l’impossibilité de disposer long-temps d’un commis, ne permettent ni de prévenir nid’arrêter à temps les altérations, les coulages et autresaccidents, ni d’expédier ou d’emballer au momentprécis. Ce sont sans cesse des pertes de temps, d’ar-gent, de matières et d’occasions propices de vente.Les déclarations, les permis , les visites sont aussi in-dispensables pour l’article qui paie un droit presqueinsensible, que pour les marchandises les plus sévère-ment prohibées ou les plus fortement taxées sur letarif.
Napoléon, qui était frappé de tous ces inconvénients,sentait aussi qu’il était impossible , dans l’intérêt mêmede Marseille , de rétablir la franchise sous son ancienneforme. En 1806 , une députation spéciale lui ayant étéenvoyée par les Marseillais, il témoigna le désir qu’ondisposât à Marseille un local convenable pour l’établis-sement. d’un port franc semblable à celui de Gênes . De