LOI DES PORTS DE 1 83g. 433
de Dunkerque , oublié, par «ne sorte de fatalité, dansla loi de i83g.
De ce point de vue il est clair que, quels que soient lessacrifices que l’État s’impose pour quelques métropolesmaritimes, il n’en résulte pas que tel autre port, dont lapopulation serait égale à celle du Havre ou même supé-rieure, aurait droit à la même dotation. Les allocationsen faveur de chaque port doivent, autant que possible,être proportionnelles à l’étendue de sa clientèle, et lenombre des ports à grande clientèle est très restreintet doit l’être de plus en plus, il faut se conformer àcette règle quand on dresse le budget des ports. Horsde là on serait entraîné à des dépenses que rien ne jus-tifierait.
Ainsi, dans l’intérêt des départements du Midi, ilfaut retirer le port de Marseille de sa condition vrai-ment barbare, avant de s’occuper de Saint-Gilles oudu Croisie , ou même de Dieppe . De même, dans l’in-térêt des départements bretons, au lieu de dépenser4 millions pour établir un port à Redon , à côté deNantes , et pour y creuser d’assez longs canaux dedérivation, il serait mieux de consacrer plus d’ar-gent à faciliter l’accès du port de Nantes lui-même ,qui est devenu inabordable et du côté de la mer et ducôté de l’intérieur. Grâce aux canaux de Bretagne ,Nantes est le port d’exporîvtion et d’importation detoutes ces contrées, et ces canaux ouvrent aussi àl’ouestles ports de Lorient et de Brest . Sans doute il ne fautsacrifier ni Saint-Gilles, ni le Croisie , ni Redon ; maisjusqu a nouvel ordre, jusqu’à ce que nos cinq grandsports soient en parfaite condition, il ne faut donner auxautres ports que les ouvrages les plus indispensables..On a raison de songer à des canaux et à des dérivationsqui permettent aux produits de l’intérieur d’arriver aux
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