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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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NOTES.

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ports, et aux produits étrangers de se rendre à lintérieur. Mais commençons par lier le Havre avec la Seine ;unissons au Rhône , par un canal continu ou par unchemin de fer, Marseille , qui est le plus isolé dés portset qui ne prospère quen dépit de labandon on lelaisse ; améliorons la Loire , qui est la grande dérivationdeNantes, et dont le bassin comprend trente-sept dépar-tements; unissons par un chemin de fer Dunkerque àLille ; le tour des autres canaux et des autres dériva-tions viendra ensuite.

Nous naccusons pas de prodigalité la loi de 1839.Nous regretterions quon réduisît la somme quelle con-sacre aux ports; nous faisonsdes vœux pourquon laug-mente. Seulement nous croyons que le partage de cettesomme, tel quil a eu lieu, nest pas de tout point le plusjudicieux et le plus équitable, précisément parce quilest trop égal. Il eût été à désirer aussi que la loi mention-nât des travaux qui rendraient les plus grands servicesà nos ports, qui profiteraient à lEtat, et que lAdmi-nistration des douanes réclame de toutes ses forces. Cesont des docks. Le nom même de docks nest pas pro-noncé dans lexposé des motifs; et, dans un documentqui expose un système damélioration des ports, cestune omission dont il y a lieu dêtre surpris. Les avan-tages des docks sont incalculables, et lon peut en do-ter nos ports, sans quil en coûte au Trésor un centime.

La loi de 183g a alloué 8 millions à Marseille , ycompris une forte contribution ( 800,000 fr.) imposée àla ville, pour lacquisition des terrains. Cest le quart dece quil faudrait pour doter ce port des améliorationsdont jouissent ceux de la Grande-Bretagne. Elle naguère mieux traité le Havre . Quant à Dunkerque , nouslavons dit, elle la passé sous silence.