NOTES.
434
ports, et aux produits étrangers de se rendre à l’intérieur. Mais commençons par lier le Havre avec la Seine ;unissons au Rhône , par un canal continu ou par unchemin de fer, Marseille , qui est le plus isolé dés portset qui ne prospère qu’en dépit de l’abandon où on lelaisse ; améliorons la Loire , qui est la grande dérivationdeNantes, et dont le bassin comprend trente-sept dépar-tements; unissons par un chemin de fer Dunkerque àLille ; le tour des autres canaux et des autres dériva-tions viendra ensuite.
Nous n’accusons pas de prodigalité la loi de 1839.Nous regretterions qu’on réduisît la somme quelle con-sacre aux ports; nous faisonsdes vœux pourqu’on l’aug-mente. Seulement nous croyons que le partage de cettesomme, tel qu’il a eu lieu, n’est pas de tout point le plusjudicieux et le plus équitable, précisément parce qu’ilest trop égal. Il eût été à désirer aussi que la loi mention-nât des travaux qui rendraient les plus grands servicesà nos ports, qui profiteraient à l’Etat, et que l’Admi-nistration des douanes réclame de toutes ses forces. Cesont des docks. Le nom même de docks n’est pas pro-noncé dans l’exposé des motifs; et, dans un documentqui expose un système d’amélioration des ports, c’estune omission dont il y a lieu d’être surpris. Les avan-tages des docks sont incalculables, et l’on peut en do-ter nos ports, sans qu’il en coûte au Trésor un centime.
La loi de 183g a alloué 8 millions à Marseille , ycompris une forte contribution ( 800,000 fr.) imposée àla ville, pour l’acquisition des terrains. C’est le quart dece qu’il faudrait pour doter ce port des améliorationsdont jouissent ceux de la Grande-Bretagne. Elle n’aguère mieux traité le Havre . Quant à Dunkerque , nousl’avons dit, elle l’a passé sous silence.