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Tome premier.
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04 )

des médailles grecques. A Rome, Numa Pompilius subsiitua aux mormoies de cuir l’usage de celles debronze. Les unes et les autres se frappoient au mar-teau : on en couloit aussi dans des moules faits d’ar-gile cuite ; puis ou giava sur un poinçon une tête derelief, avec la légende; on imprima en creux , surune matière plus molle, les types qu’il avoit reçusen relief. L’invention du balancier, sous lequel onles frappe aujourd'hui avec tant de justesse et depromptitude , est moderne. Ce fut Nicolas Briot quil’inventa et qui le présenta à la monnoie de Paris , en1Ü17 , sons Louis XIII , avec la presse, le'coupoiret le laminoir. Par son moyen un seul homme fait plusd’ouvrage en un jour que 20 autres, par le marteau.

Or, il y a une grande affinité entre l’art monétaireet l’art typographique ; même poinçon , mêmes ca-ractères taillés en relief , ou frappés ou moulés encreux. O11 commença par imprimer sur un seul côtédu métal, comme à la naissance de l’imprimerie sur unseul côté du feuillet. Il est même constant que ce sontles monnoyeurs , les orfèvres , les graveurs qui ontle plus contribué à l’invention de ce dernier art.Caylus conjecture, par les transpositions et le ren-versement des lettres que l’on voit sur plusieurs mé-dailles , que les anciens se servoient même de carac-tères mobiles.