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et qui nous ont fait passer les relations les plus exactes,soit dans leurs Lettres édifiantes , soit dans leursMémoires, s’accordent presque tous à donner àl’imprimerie chinoise plus de seize cents ans d’anii-»quité. Couplet , né à Malines, missionnaire à laChine en iG5q, la date seulement de l’an 930 denotre ère.
Quand un auteur veut faire imprimer son ou-vrage , il le fait transcrire par un bon écrivain sur unpapier mince et transparent. Le graveur colle cha-cune des feuilles sur une planche de bois dur etpoli ; puis , avec une pointe tranchante, il suit lestraits, et taille les caractères en relief, abattant toutle reste du bois où il n’y a rien de tracé : c’est ce quis’appelle (en terme de graveur, sculpteur, ciseleur,armurier, metteur en œuvre), vider , ou champslever ; opération qui se fait par le moyeu de diffé-rentes gouges.
L’imprimeur se sert de deux brosses; il trempel’une dans l’encre, pour noircir les caractères derelief, et se sert de l’autre, qui est oblongue et douce,pour presser le papier. 11 est si fin 'que les épreuvesne peuvent se tirer ni au cylindre, m à la paume dèla main, et encore moins à la presse : aussi n’est-ilimprimé que d’un côté et toujours a sec. Les planche»de bois qui servent pour imprimer sont compo-