sées , comme les nôtres, de plusieurs pages arrangée*l’une près de l’autre, et séparées par un réglet, quileur donne la plus grande justesse. Souvent ces réglet*sont gravés et enrichis d’ornemens et de figures, ditcôté qui doit former la marge et la tranche des livre* :nous en voyons des exemples dans nos anciennesCitions. Les feuillets n’étant imprimés que d’un côtéDe s’ouvrent point. Ils sont pliés en double, et lecôté blanc est caché dans le pli ; de manière qu’il n’ya rien de rogné que la tranche , qui est a la tete dulivre et celle qui lui est opposée.
L’encre d’imprimerie des Chinois est faite avec dela suie, de l’eau-de-vie, de l’eau et de la colle debœuf. Leurs livres sont couverts de carton gris, desatin , de taffetas, ou de brocards semés de fleurs d’oret d’argent. Les liaisons des caractères sont si déliéeset si nettes • leur papier est si mince, si lisse, siblanc ; les figures sont si vivement enluminées, qu’ilest difficile de trouver en Europe de plus belles im-pressions.
J’ai vu grand nombre de ces livres chinois dansdifférentes bibliothèques , sur-tout à Lyon , dans celledes Oratoriens. Us avoient appartenu aux Jésuites ,^i les avoient reçus de leurs confrères missionnaires9 Chine . Le prince de Ligne en possède un in-8° ,dont le haut de chaque feuillet est orné de figures