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l’Arabie , de la Perse. Le commerce de l’Océan etdes cotes des Gaules aquitanique, et seconde Belgique ;celui de l’Armorique et d’Albion lui étoit ouvert parle détroit de Gibraltar. Les rapports que Marseille entretenoit avec Alexandrie, le Caire , Suez , la merRouge , éloient continuels. Les marchands d'outre-mer , dont il est si souvent parlé dans nos chroni-ques , éloient des négocians d’Alexandrie et de Syrie :c’étoient eux qui importoient à Marseille le papyrusd’Egypte , qui de là passoit dans l’intérieur des Gaulespar les voies romaines.
Narbonne et Arles étoient aussi l’entrepôt desmarchandises de l’orient, de la Grèce et de l’Égypte .Lyon et Bordeaux tenoient un rang distingué parmiles villes de commerce. Trêves et Cologne étoientconnus par leurs nautes de la Moselle et du Rhin .
A Paris , sous le règne de Tibère , il y avoit une so-ciété de commerçans établie sous le nom de Nautæparisiaci. Celte communauté érigea , vers la pointeorientale de l’île, un autel en l’honneur de Jupiter.Childebert , mort en 558, fit abattre ce monumentd’idolâtrie; et lorsqu’en 1711 on creusa dans lechœur de Notre-Dame un caveau pour la sépulturedes archevêques, on retrouva ces pierres chargéesd’inscriptions et de bas-reliefs. L’une étoit ainsiconçue :