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l’exacte comparaison des caractères (lu Donat et dela Bible... Mais il est évident que ces auteurs ont misen principe ce qui est en question. Us ont découvertheureusement quelques feuillets séparés d’un Donat ;et ils ont prononcé , sans preuves , voilà le premierœuvre de Guttenberg ; tandis qu’une autre décou-verte bien plus heureuse de quelques feuillets de lamême édition prouve, par l’évidence de la souscrip-tion , que c’est l’œuvre de Schœffer .
M. de La Sema Santanderest tombé dans la mêmeerreur. J’ai lu dans le Moniteur du a i octobre i8o5,P- i io, celte assertion extraite de la première partiede son Dictionnaire bibliographique, etc. Le pre-mier fruit de Vassociation de Guttenberg avecFust fut la Bible à 42 lignes par colonne, im-primée avec des caractères defonte, mais ne por-tant aucune date. Qu’il me soit permis de lui de-mander sur quel titre il fonde son assertion? Sur latradition ? Mais on sait que les faits transmis de bou-che en bouche varient, s’altèrent de génération engénération, selon le temps, les lieux , les intérêtsparticuliers, les préjugés et le degré de connoissancesdes narrateurs : seule, elle ne fait point preuve. SurUn monument authentique , c’est-à-dire , solennelle-ment établi, irrévocablement constaté? Mais où setrouve-t-il? M. Sanlander auroit-il eu l’art de