(i43)
avoil fallu payer, n’ayant pas lui-même les fonds suf-fisons. Gultenberg répliqua que les premiers 800 flo-rins ne lui avoient point été payés selon la teneur dubillet, tous et à la fois ; qu’ils avoient été employés aupréparatif du travail; qu’il s’offroit à rendre compte(les derniers 800 florins ; qu’il ne croyoit pas êtretenu de payer les intérêts, ni usuré. Le juge ayantdéféré le serment à Fust , et celui-ci l’ayant prêté,Gultenberg perdit sa cause et fut condamné à payerles intérêts, de même qu’aulant du capital que lecompte par lui rendu prouveroit qu’il en auroit em-ployé à son profit particulier. Ce dont Fust de-manda et obtint acte du notaire Helmasperger, leG novembre i455. »
Cet acte authentique fait naître deux observationsfrappantes. La première est que Gultenberg avoitépuisé les fonds de Fust à Mayence , comme il avoitépuisé les siens et ceux de ses associés à Strasbourg ,en préparatifs. La seconde est que les préparatifs qu’ila voit faits à Strasbourg pour son art furent sans doutetrès peu d’importance, puisqu’il fut obligé d’enl a ire tant d’autres à Mayence, sans achever complè-tement son ouvrage. On peut donc inférer de là que^ es Irais énormes et les 4°°° florins du Rhin , dé-pensés pour les trois quaternions de la Bible , querus t eut seul à supporter dans leur entreprise, sans