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Tome premier.
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siècles dérobe à notre esprit et à nos sens un fait?un évènement quelconque , quelles sont les voies quenous devons quêter pour l’atteindre, et obtenir unecertitude morale de son existence ?.. 11 y en a quatre :1 ° la déposition des témoins oculaires, ou content'poraius; a° la tradition orale; 3° l’histoire écrite;4° les monumens.

Or, il n’est aucun témoin ou contemporain deLaurent qui ait vu sa fabrique d’imprimerie , depuisl’an i43o jusqu’à x44o : et quand même il l’auroi*vue, son témoignage isolé, dans une découverte aussicompliquée , seroit nul. Il ne pourroit acquérir depoids que par la concordance de plusieurs autrestémoins oculaires, instruits, probes et dégagés depassions.

La tradition orale est une chaîne de témoignagesrendus par des personnes qui se sont succédées lesunes aux autres, dans toute la durée des siècles, àcommencer à l’époque où le fait s’est passé. Cette ira*dition n’est fidèle et sûre que lorsqu’on peut facilementremonter à sa source par les degrés intermédiaires destémoins , et arriver à ceux qui ont été les contemp 0 'rains du fait; car si cette chaîne est cassée, intci'rompue par intervalles, alors la série des témoignagene tenant à rien ne conduit qu'au mensonge : or La' 1 'vent n’a point eu de'témoins oculaires de son inven*