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une histoire complète de cet art ; elle devoit s’étendreà tout ce qui concerne l’encre, le papier, la reliure, etc.Mais il ne l’ait qu’indiquer ici ces détails , et se hâterde terminer cette espèce de prospectus par une rela-tion de ses voyages dans la Belgique et dans la Hol-lande : lia vu à Harlem la maison dé LaurentCoster,et des exemplaires de ses éditions.
Personne n’a défendu la cause de Coster et de Har-lem avec plus de soin et d’érudition que Méerman.Son ouvrage (1) est divise en neuf chapitres. Dans lepremier , il distingue les divers procédés auxquels ona donné le nom d’imprimerie , depuis les planchesde bois jusqu’aux caractères de fonte : il fait consisterl’art typographique dans la mobilité des types, quellequ’en soit la matière, et annonce qu’il va prouver queLaurent Coster a le premier employé des caractèresmobiles de bois. Le second chapitre est une histoiregénéalogique de cet inventeur. Descendant d’un filsnaturel d’Alfcrt, comte de Bredevode , Laurent Jans-soen naquit vers 1670. Il exerça l’emploi de sacris-tain dans l’église de Harlem , d’où lui est venu lenom de Cuslos ou Coster. Il fut échevin en 1420 ,nt mourut au plus tard en i44°- Les témoignages
(0 Origines typographiçœ. Gei\ Meerman. llagoç-Comitum, 1765,1 vol. * p, 271.