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Tome premier.
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V?8)

par ceux mêmes qui s’accordent d’ailleurs à faire deMayence le berceau de l’imprimerie.

Au commencement du XVII e siècle, Henri Sal-mulli (i) a déclaré Jean Fusl le véritable inventeur decet art. II a prétendu que ce Fust , après avoir, vers1 44°, imprimé un Abécédaire et un Donat, au moyende colonnes ou de planches de bois, a voit ensuite em-ployé des caractères mobiles , jusqu’à ce qu’un de sesouvriers, Pierre SchœfFer , en fondît de métalliques.Pour Gutlenberg , ce n’étoit , selon Salmutli, qu’unhomme opulent et avide, qui, dans l’espoir d’un gainconsidérable , associa une partie de ses fonds à l’in-dustrie de Fust , et manqua bientôt après à ses enga-gemeus ; ce qui occasionna, en i 455 , un procès entreeux , et la rupture de leur société.

INaudé, en i63o (a), exprime ainsi l’opinion à la-quelle il s’arrête, après en avoir discuté quelques au-tres : « L’honneur de celte merveilleuse invention« se doit , sans conteste, rapporter à Jean Gutten-« berg de la ville de Strasbourg : lequel ayant lâ-« ché , quoiqu’on vain , de la faire réussir en sa per- * (*)

(i) Commentaire sur le titre 3 du livre II de Pancirolle , De rebusmemorabilibus. Les premières éditions du Commentaire deSalmulh surPancirolle sont de 1600 , 1606, i6ia,in-8°. ^

(*) Cliap. 7 de l’Addition à l’histoire de Louis XI. Paris , Targa ,i63o, in-8°.