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Tome premier.
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AIN A

ANA

XXXVI. La spiricule, au lieu d’être con-tinue, forme quelquefois des anneaux com-plets et parfaitement distincts, placés aumilieu de tours en spirale interrompus.Ces vaisseaux pourraient être appelés vais-seaux spiro-annulaires.

XXXVII. Les trachées, dans les tigesdicotylédonées, n’existent qu’aux parois del’étui médullaire ; on les trouve aussi dansles pétioles, les nervures des feuilles, lesfilets des étamines, les enveloppes florales.

XXXVIII. Dans la tige des Monocotylé-dons, elles sont placées dans les faisceaux li-gneux qui y sont épars.

XXXIX. On trouve des trachées dans lesfibres radicales, particulièrement dans lesplantes monocotylédonées.

XL. Les vaisseaux réticulés sont une mo-dification des trachées dans laquelle la spiri-cule est irrégulière, ramifiée , anastomosée,et non déroulable.

XLI. Les vaisseaux rayés, improprementappelés vaisseaux fendus, sont des tubes cy-lindriques ou anguleux, qui présentent desparties amincies sous la forme de lignes.

XLII. Ces lignes amincies peuvent êtretrès étroites, ou avoir une certaine largeur.Elles sont ordinairement disposées régulière-ment les unes au dessus des autres.

XLIII. Les vaisseaux scalariformes nesont qu’une modification des vaisseaux rayés,dans laquelle les lignes transversales ontplus de longueur et de régularité.

XLIV. Les vaisseaux ponctués ou poreuxsont des tubes cylindriques présentant desenfoncements ponctiformes, disposés régu-lièrement.

XLV. Dans les vaisseaux ponctués etrayés, les prétendus pores et les prétenduesfentes sont toujours bouchés extérieurementpar une membrane mince et transparente,dont il est cependant facile de reconnaîtrel’existence.

XLVI. Ces deux sortes de vaisseaux setrouvent dans l’épaisseur des couches li-gneuses des végétaux dicotylédonés , ou dansles faisceaux vasculaires desMonocotylédons,dans les racines, les feuilles, etc. ; mais ja-mais dans l’écorce.

XLVII. Il existe un passage insensible desvaisseaux ponctués aux vaisseaux rayés, desvaisseaux rayés aux vaisseaux réticulés, desvaisseaux réticulés aux trachées : donc les

vaisseaux ponctués, rayés et réticulés, nesont probablement que des modifications destrachées.

XLVIII. Les vaisseaux n’existent pas dansla plante excessivement jeune ou dans lesorganes, dès le premier moment de leur ap-parition. A cette première période, la plantetout entière n’est encore composée que dutissu utriculaire.

XLIX. Les vaisseaux, de quelque naturequ’ils soient, tirent leur origine du tissutriculaire. (A. Richaud.)

*ANATROPA (à-jxT/icmri, renversement;parce que l’ordre semble interverti dansquelques caract. de ce g.), bot. ph. — M.Ehrenberg a établi ce g. d’après une petiteplante herbacée d’Egypte , et il le caractéri-se ainsi : Calice à 4 dents, dont la préflorai-son est valvaire; 4 pétales alternes; 4 éta-mines hypogynes attenant aux pétales, li-bres , persistantes ; un ovaire simple à 4 lo-bes obtus ; un style simple et court, s’é-largissant en massue et se terminant en unstigmate également simple ; une capsule àpéricarpe un peu charnu, à 4 lobes, aux-quels correspondent autant de loges, et quise séparent, à la maturité, en autant de val-ves. Un faisceau placentaire central envoiedans chaque loge une branche horizontaleépaissie en massue, à l’extrémité de laquelleviennent s’attacher 4-5 graines menues.Feuilles alternes, pinnatifides, munies de 2stipules en forme d’oreillette à leur origine;les premières sont cependant opposées etentières. —L’auteur rapporte ce g. à la fam.des Zygophyllées, desquelles pourtant sem-blent l’écarter ses feuilles alternes et sesfleurs isostémones. Si, comme on peut lesoupçonner, c’est le même que le Tetra-dyclis de Marschall, sa place serait en effetfort différente, et quelques uns de ses ca-ractères devraient être modifiés, en ajoutantceux de l’embryon, qui est dépourvu de pe-risperme, et tout à fait analogue à celui desÉlatinées. (Ad. J.)

* ANATROPE. Anatropus ( àm, sur ;v/îGirfl [de t/ssic'jüJ, changement de direction )•bot. ph. — Dénomination appliquée par M-de Mirbel aux ovules chez lesquels l’exosto-me et la chalaze sont diamétralement oppo-sés, comme cela a lieu dans les Orthotro-pes ; ou, en d’autres termes, lorsque la se-condiije et le nucelle, inclinés sur leur axe,