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Tome premier.
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2» Par développement de nouvelles utri-cules entre les anciennes, accroissementinter-utriculaire ;

5° Par formation de nouvelles utriculesdans l’intérieur des anciennes, accroissementintra-ulriculaire.

§ II. Tissu fibreux.

XV. Le tissu fibreux a reçu les noms detissu allongé, tissu ligneux, prosenchyme,vaisseaux fibreux, tubilles, clostres, etc.

XVI. Il est composé de cellules très allon-gées ou de tubes très courts, terminés enpointe à leurs deux extrémités, toujourssimples.

XVII. En se pressant les uns contre lesautres, les tubes fibreux prennent des for-mes très variées.

XVIII. Leurs parois sont généralementtrès épaisses, et leur cavité intérieure assezpetite. Elles sont souvent composées de plu-sieurs couches superposées, qui apparaissentsur la coupe transversale comme autant dezones concentriques, emboîtées les unes dansles autres.

XIX. Les tubes fibreux peuvent offrir desenfoncements ponctiformes (porcs) ou linéai-res (fentes) ; ils présentent aussi, mais plusrarement, un fil intérieur roulé en spirale.

XX. En s’ajustant bout à bout, ils con-stituent les parties fibreuses, non vasculaires,de la plante, et, en particulier, le tissu dubois et celui du liber.

§ III. Tissu vasculaire.

XXI. On distingue deux espèces principa-les de vaisseaux, suivant la nature du fluidequ’ils contiennent : 1» les vaisseaux séveux;2» les vaisseaux aériens.

1° Vaisseaux séveux.

XXII. Les vaisseaux désignés sous le nomde vaisseaux moniliformes ne sont que desséries d’utricules superposées, et dont la pa-roi horizontale finit quelquefois par se dé-truire.

XXIII. Les vaisseaux lalexiferes ou lati-cifères , ainsi appelés parce qu’ils contien-nent le suc élaboré ou latex, sont les con-duits spéciaux de la sève descendante.

XXIV. Ce sont des tubes complètement

clos, à parois ordinairement minces et trans-parentes , quelquefois d’une épaisseur consi-dérable, cylindriques ou anguleux, simplesou rameux, et fréquemment anastomosés.

XXV. Ces vaisseaux existent au milieu desfaisceaux vasculaires, épars dans la masse dela tige des plantes monocotylédonées.

XXVI. Dans les plantes dicotylédonées,ils sont épars dans le tissu cortical, ou for-ment des faisceaux ou une enveloppe con-tinue autour du corps ligneux. On les trouveaussi quelquefois épars dans la moelle.

XXVII. Sous le nom de vaisseaux pro-pres on a confondu : 1° des lacunes ou cavitésaccidentelles dans lesquelles s’accumulentles sucs résineux; 2° les méats intercellulai-res; 3° les vaisseaux du latex. 11 n’y a doncpas de vaisseaux spéciaux qui puissent con-server le nom de vaisseaux propres.

2° Vaisseaux aériens.

XXVIII. Tous les vaisseaux pourvus d’u-ne spiricule ou lame spirale, ou ceux quiprésentent des enfoncements soit linéaires,soit ponctiformes, constituent les vaisseauxaériens. Les trachées, les vaisseaux rayés,ponctués ou réticulaires, en sont les princi-pales formes.

XXIX. Les trachées sont des tubes cylin-driques contenant un corps mince et filifor-me nommé spiricule, roulé en hélice dansleur intérieur.

XXX. L’existence du tube n’est pas tou-jours très évidente. Il est presque impossiblede la constater quand les tours de la spiricu-le sont très rapprochés et presque contigus ;quand, au contraire, ils sont écartés, sonexistence ne saurait être niée.

XXXI. La spiricule est tantôt plane, pré-sentant la figure d’une lame très étroite, tan-tôt filiforme et cylindrique.

XXXII. Malgré les assertions contrairesde plusieurs observateurs, la spiricule in’atoujours paru pleine et non creuse intérieu-rement.

XXXIII. La spiricule peut être simple obifurquée.

XXXIV. Assez souvent, deux, trois, ouun plus grand nombre de spiricules, se sou-dent ensemble, et se déroulent en formantun ruban strié.

XXXV. Les trachées sont ordinairementsimples; très rarement elles se ramifient.