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1 (1805) Esprit des loix
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de M. de Montesquieu. vlardeur naissante et les talens de ses con-frères pourraient sexercer avec encore plusdavantages sur les objets de la physique. Ilétoit persuadé que la nature, si digne dêtreobservée par-tout, trouvoit aussi par-toutdes yeux dignes de la voir ; quau contraireles ouvrages de goût ne souffrant point, demédiocrité, et la capitale étant en ce genrele centre des lumières et des secours,il étoittrop difficile de rassembler loin delle unassez grand nombre décrivains distingués.Il regardoit les sociétés de bel esprit siétrangement multipliées dans nos provinces,comme une espèce, ou plutôt comme uneombre de luxe littéraire, qui nuit à lopu-lence réelle, sans même en offrir lappa-rence. Heureusement M. le duc de la Force,par un prix quil venoit de fonder à Bor­ deaux , avoit secondé des vues si éclairéeset si justes. On jugea quune expérience bienfaite serait préférable à un discours foibleou à un mauvais poème ; et Bordeaux eutune académie des sciences.

M. de Montesquieu , nullement empresséde se montrer au public,sembloit attendre,selon lexpression dun grand génie, un âgemûr pour écrire. Ce ne fut quen 1721 ,cest-à-dire, âgé de trente-deux ans , quilmit au jour les Lettres Persanes . Le Siamoisdes amusemens sérieux et comiques pouvoitlui en avoir fourni lidée 5 mais il surpassason modèle. La peinture des mœurs oriea-

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