xxIÿ Éloge
mutuel, des sciences et des arts. Cette com-paraison d’aiileurs est d’autant plus juste ,qu’il en est du plan qu’on peut se faire dansl’examen philosophique des loix, comme del’ordre qu’on peut observer dans un arbreencyclopédique des sciences : il y resteratoujours de l’arbitraire ; et tout ce qu’onpeut exiger de l’auteur , c’est qu’il suive,sans détour et sans écart, le système qu’ils’est une fois formé.
Nous dirons de l’obscurité que l’on peutse permettre dans un tel ouvrage, la mêmechose que du défaut d’ordre. Ce qui seroitobscur pour des lecteurs vulgaires , ne l’estpas pour ceux que l’auteur a eus en vue.D’ailleurs, l’obscurité volontaire n’en estpas une. M. de Montesquieu ayant à présen-ter quelquefois des vérités importantes dontl’énoncé absolu et direct auroit pu blessersans fruit, a eu la prudence de les envelop-per, et par cet innocent artifice, lésa voiléesà ceux à qui elles seroient nuisibles , sansqu’elles fussent perdues pour les sages.
Parmi les ouvrages qui lui ont. fourni dessecours, et quelquefois des vues pour lesien, on voit qu’il a sur-tout profité des deuxhistoriens qui ont pensé le plus, Tacite etPlutarque : mais, quoiqu’un philosophe qui afait ces deux lectures soit dispensé de beau-coup d’autres, il n’a voit pas cru devoir, ence genre, rien négliger ni dédaigner de cequi pouyoit être utile à son objet. La lecture
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