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1 (1805) Esprit des loix
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XXIV
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xxIÿ Éloge

mutuel, des sciences et des arts. Cette com-paraison daiileurs est dautant plus juste ,quil en est du plan quon peut se faire danslexamen philosophique des loix, comme delordre quon peut observer dans un arbreencyclopédique des sciences : il y resteratoujours de larbitraire ; et tout ce quonpeut exiger de lauteur , cest quil suive,sans détour et sans écart, le système quilsest une fois formé.

Nous dirons de lobscurité que lon peutse permettre dans un tel ouvrage, la mêmechose que du défaut dordre. Ce qui seroitobscur pour des lecteurs vulgaires , ne lestpas pour ceux que lauteur a eus en vue.Dailleurs, lobscurité volontaire nen estpas une. M. de Montesquieu ayant à présen-ter quelquefois des vérités importantes dontlénoncé absolu et direct auroit pu blessersans fruit, a eu la prudence de les envelop-per, et par cet innocent artifice, lésa voiléesà ceux à qui elles seroient nuisibles , sansquelles fussent perdues pour les sages.

Parmi les ouvrages qui lui ont. fourni dessecours, et quelquefois des vues pour lesien, on voit quil a sur-tout profité des deuxhistoriens qui ont pensé le plus, Tacite etPlutarque : mais, quoiquun philosophe qui afait ces deux lectures soit dispensé de beau-coup dautres, il na voit pas cru devoir, ence genre, rien négliger ni dédaigner de cequi pouyoit être utile à son objet. La lecture

que