de M. de Montesquieu, xxîxinsultés sans le savoir ou sans daigner s’envenger. Il ne fut pas aussi indifférent sur lesprincipes d’irréligion qu’on l’accusa d’avoirsemé dans l’Esprit des Loix. En méprisant depareils reproches, il auroit cru les mériter ;et l’importance de l’objet lui ferma les yeuxsur la valeur de ses adversaires. Ces hommeségalement dépourvus de zèle, et égalementempressés d’en faire paraître, égalementeffrayés de la lumière que les lettres répan-dent , non au préjudice de la religion, maisà leur désavantage, avoient pris différentesformes pour lui porter atteinte. Les uns,parun stratagème aussi puéril que pusillanime,s’étoient écrit à eux-mêmes ; les autres ,après l’avoir déchiré sous le masque de l’ano-nyme , s’étoient ensuite déchirés entre euxà son occasion. M. de Montesquieu, quoiquejaloux de les confondre, ne jugea pas à pro-pos de perdre un temps précieux à les com-battre les uns après les autres ; il se contentade faire un exemple sur celui qui s’étoit leplus signalé par ses excès.
C’étoit l’auteur d’une feuille anonyme etpériodique,qui croit avoir succédé à Paschal,parce qu’il a succédé à ses opinions ; pané-gyristedlouvrages que personne ne lit ; etapologiste de miracles que l’autorité séculièrea fait cesser dès qu’elle l’a voulu ; qui appelleimpiété et scandale le peu d’intérêt que lesgens de lettres prennent à ses querelles , ets’est aliéné, par une adresse digne de lui, la