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Tome troisième.
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52 Frêne. OLEACËLS. Frêne.

2 extrémités, tomenteuses-velues en des- ,sous, à pétiole glabre ; fleurit en mai. jAmér. sept., 1808.

27 F. pulvérulent. F. pulverulentaBosc. Arbre de 10 mètres; feuil. com-posées de 6 paires de folioles longuementpétiolulées, ovales, aiguës, siuueuses-dentées, un peu tomcnteuses et pâles en’ dessous ; pétiole velu-poudreux cendré.;

' fleurit en mai. Amér. sept., 1808.j 28 F.deRichard. F.Richardifiosc.Arbre de 10 mètres, à ram. grisâtres etcouverts à leur base de poils raides etblancs; feuil. composées de 3 paires defolioles ovales, aiguës, d’un vert foncé,pubescentès en dessous, principalementsur les nervures ; fleurit en mai. Amér.sept., 1808.

29 F. rouge. F. rubicunda Bosc.Arbre de 10 mètres, à ram. cendrés et itbourgeons gris-brun ; feuil. composéesde 3 paires de folioles coriaces, ovales,aiguës, un peu tomenteuses et pâles endessous, â nervures et pétioles rouges ;fleurit en mai. Amér. sept., 1808.

30 F. roux. F. rufa Bosc. Arbre de10 mètres, à bourgeons velus-roux; feuil.composées de deux paires de folioles al-longées, mucronées, longuem. et irré-gulièrem. dentées, velues-rousses endessous, principalement sur les nervureset le pétiole ; fleurit en avril-mai. Amér.sept., 1808.

Culture. — De toutes ces espèces, la4 e seule est d’orangerie; les autres sontassez rustiques pour supporter les froidsde nos hivers ; on les cultive en pleinair. I.e terrain qui convient le mieux àces arbres est une terre légère et limo-neuse, mêlée de sable et traversée pardes eaux courantes, les terres franches,etc. Ils peuvent croître dans toutes lessituations, depuis le fond des valléesjusqu’au sommet des montagnes, pour-vu toutefois quil y ait de l’humidité etde l’écoulement. LesFrênes se contententd’un sol peu profond, mais ils viennentfort mal dans les terres fortes, et se re-fusent absolument aux terrains légerssecs, surtout dans les coteaux exposés aumidi. On les multiplie par graines qu’onsème aussitôt après leur maturité ensillons, et recouvertes do I centimètresde terre. Tour les variétés, on les greffe

en fente ou en écusson sur l’espècecommune.

On distingue pour l’ornement la 1 reespèce qui, lors de sa floraison, est toutecouyerte d’élégantes grappes de fl. blan-ches; et les variétés du Frêne commun,surtout le pleureur. On voit aussi com-munément dans les haies le Frêne com-mun ; mais cet arbre ne doit pas êtreplacé trop près des habitations à causede l’odeur désagréable que répandentles cantharides qui s’attaquent préféra-blement à lui. Son feuillage est excel-lent pour la nourriture des bœufs, deschèvres, des bêtes à laine, etc., qui ensont très friands pendant l’hiver; à ceteffet on doit couper les jeunes rameauxît la fin du mois d’août, et les faire sé-cher U l’ombre. — I.e Frêne est sur-tout estimé pour son bois, qui, quoiqueblanc, est dur, fort uni,'et très lianttant qu’il conserve un peu de sa sève;aussi est-il préférablement employé dansle charronnage pour les pièces qui doi-vent avoir du ressort et de la courbure.On l’emploie aussi très avantageuse-ment pour faire des cercles de cuves detonneaux. Le bois des Frênes venus dansles terrains des montagnes, ou qui ontété tondus,' présente une plus grandedureté et une diversité de couleur dansles veines qui le font rechercher pourl’ébénisterie. Bien qu’il se trouve desFrênes d’un assez gros volume pourservir à la charpente , on l’appliquerarement à cet usage, parce que le boisest très sujet à être" piqué par les vers.

On attribue à l’écorce du Frêne despropriétés apéritives, diurétiques et fé-brifuges, et les feuil. passent pour vul-néraires.

La manne, dont on fait un si grandusage dans la médecine comme purga-tif, est produite principalement par lesF. Ornus et rolandifolia, peut-être en-core par le F. excelsior et le F. parvl-folia. C’est en juin et juillet, pendantles grandes chaleurs, que la manne dé-coule des Frênes . Elle est exsudée sousla forme d’un liquide sirupeux et trans-parent qui s’épaissit et se concrète pen-dant la nuit; le matin, au lever du so-leil, la manne peut se récolter. On l’ex-pose ensuite il l’air jusqu’il ce qu'elle