Fontanesia. OLLACÉFS. Lilas. 33
n’adhère pas aux doigts : c’est la bellemamie, la manne en larmes, celle queles Calabrais appellent manne spontanée.
Vers la fin de juillet l’écoulement s’ar-rête; on pratique alors des incisionsaux arbres. I.o liquide recommence ficouler très abondamment ; une parties’arrête sur le tronc, le reste coulequelqucf. jusqu’au pied de l’arbre oùelle forme des masses qu’on coupe etfait sécher au soleil : c’est ce que lesCalabrais qualifient de manne forzalaou manne contrainte; elle jaunit assezpromptement et renferme des impure-tés ; ou choisit les plus beaux morceauxpour être mêlés à la manne en larmes ;cc qui reste constitue la manne ensorte.
I.a i nantie grasse provient des fondsde caisse, des mannes supérieures ava-riées, du ratissage des Frênes vers lafin de la saison, etc.; en un mot, c’estun ramassis de mannes avariées et Umoitié décomposées dont il est souventimprudent de faire usage.
Les Frênes imanne peuvent produirependant 30 à 40 ans; c’est surtout laCalabre et la Sicile qui fournissent laplus grande quantité de manne du com-merce.
Celte manne n’a aucun rapport avecla manne céleste dont se nourrissaientles Hébreux; les propriétés do la pre-mière ne sauvaient s’accorder avec lesqualités qu’on attribue à la dernière.
TRIBU II. — SYRISGÉES.
Fruit sec capsulaire, biloculaire, s’ou-vrant en deux valves ; graines pour-vues d'un albumen; fl. hermaphro-dites ; corolle tabulée.FOMTANESIA Labill. [è Des-fontaines, professeur de botanique auMuséum de Paris, mort en 1834],—Ca-lice tubuleux très court, persistant,quadripartit; corolle hypogyne, à 4 pé-tales obovales, adhérents par paires eïavec les étam.; étain. 2, adhérentes avecla base des pétales, à filets très grêles,plus longs que la corolle ; ovaire il 2-3loges biovulées ; stylo court, bifide ausommet; samare obovale échaucréeau sommet, comprimée, bordée de 2ou 3 ailes étroites, membraneuses;
graines solit. dans chaque loge, pour-vues d’un albumen charnu.
1 F. à feuil. de filaria. F. phil-hjrœoides Labili.. — Arbriss. de 3 à 4mètres, il feuil. opposées, lanc., entières,glabres, un peu ciliées, munies d’unpétiole court; en août, fl.blanches, ino-dores , disposées en cymes axill. pluscourtes que les feuil. Syrie , 1787.
Culture. —Pleine terre; mais dansles pays septentrionaux cet arbriss.craint les froids un peu rudes qui luifont perdre toutes scs jeunes pousses,surtout quand il est planté dans unebonne terre consistante ; il sc convientmieux dans les terrains naturellementsecs, crétacés et pierreux. On le mul-tiplie facilement par marcottes et mêmede boutures faites au mois de mars,ainsi que de graines semées dans unebonne terre amendée et à l’expositiondu levant.
Par scs nombreux rameaux et sespetites feuil., cet arbriss. peut être em-ployé pour faire des palissades soit con-tre des murs qu’on veut cacher, soitpour entourer quelques parties d’unjardin.
LILAS, S171/VGA I.IN. [de Sgrigx,nymphe d’Arcadie].— Calice tubuleuxpersistant, court, ’a 4 dents; corollehypocratérimorplie, à tube dépassantle calice, a limbe divisé en 4 lobes unpeu concaves, à préfioraison valvaire ;étam. 2, non saillantes, insérées dansle tube de la corolle; ovaire biloculaire;ovules géminés pendants; style nonsaillant; stigm. bifide; capsule coriace,ovale-lanc., un peu comprimée, bilo-culaire, s’ouvrant en deux valves navi-culaircs; graines géminées dans cliaquologe, pendantes, étroitement ailées,pour-vues d’un albumen charnu. — Arbriss.à ram. terminés par deux bourgeons ;feuil. opposées, pétiolées; fl. odorantes,disposées en thyrses terminaux.
1 L. commun. L. vulgaris Lin. Lilacvulgaris Lamk.— Arbuste de 4 à 5 mèt.;feuil. opposées en forme de cœur ouovales-cordiformes, glabres, de mêmecouleur sur les deux faces, aiguës, en-tières; en mai, fl. lilas, disposées enthyrses pyramidaux ; corole a obes unpeu concaves. l'erse, 1362