Band 
Tome troisième.
Seite
288
JPEG-Download
 

288 Tabac.

35 T. micrnniha Hort. Paris .

36 T. Nepalensis Link et Otto.

37 T.peliolataAaKROH.

38 T. sanguinea Line et Otto.

39 T. silenoides Salai.-Dyck.

Culture. —A l’exception des espèces

3 et 10 qui veulent la serre tempéréependant l’hiver, tous les Tabacs peu-vent être cultivés h l’air libre et enpleine terre. On les sème au printempssur une couche qui a perdu une grandepartie de sa chaleur, et, lorsque le plant aquelques centim. de hauteur, on le re-pique en place. On peut encore les se-mer en pleine terre à la fin d’avril ; maisalors, il faut les arroser assez souventpour activer la germination ; ils fleuris-sent etmûrissentencore parfaitem.leursgraines. Les espèces de serre tempéréeont besoin de beaucoup de lumière etd'air ; pendant l’hiver, les arrosementsdoivent être très modérés ; en été, onpeut les arroser très copieusement.Troisespèces sont généralem. cultivées pourl'ornement des jardins, ce sont : le tV.tabacum et ses variétés, les N. undulaiaet glauca. La première surtout est unetrès belle plante d’ornement ; on la cul-tive ordin. comme plante ann.; mais, enla rentrant en serre, on peut la con-server belle plusieurs années. Le N.glauca est aussi une espèce assez re-marquable b cause de son feuillageglauque sur lequel tranchent ses élé-gantes panicules de fl. jaunes. Pour jouirde la beauté de cette plante, il faut enfaire de nouveaux pieds tous les ans,leur faire passer le premier hiver enserre tempérée, et les placer ensuite enpleine terre ; il sert aussi de sujet pourgreffer des Pétunia qui alors produisentun très bel effet. Mais là ne s’arrête pasle rôle de ces plantes.

Le Tabac, comme chacun sait, estdevenu l’objet d’un commerce très im-portant. Cette plante, qui ne s’annonceque par des propriétés délétères, d’unesaveur âcre et brûlante, d’une odeurrepoussante, a eu cependant une grandeinfluence sur l’état social de toutes lesnations, et a fourni au gouvernement labase d’un impôt très productif et lemoins onéreux. Et pourtant les avanta-ges que l’homme en a pu tirer soat jus-

Tabac.

qu’à présent fort contestables. Il irritales membranes de l’odorat et du goût,dans lesquelles il détermine une aug-mentation de vitalité, agréable à ceuxdont les sensations sont rendues inertespar une vie inactive, par l’oisiveté oupar le besoin do distraction. Quelque-fois cependant il diminue la vitalité;lorsqu’il est fumé, il produit sur cer-taines personnes un assoupissement as-sez semblable à celui que procurent lessubstances narcotiques. Pris en pondrepar le nez, le tabac excite l’éternue-ment et procure une abondante évacua-tion de sérosités; mais peu b peu cesphénomènes disparaissent, et l’irrita-tion qu’il détermine devient, dit-on,très agréable. Un long usage du tabacaffaiblit la mémoire et détruit la finessede l’odorat ; on a des exemples de ver-tiges, de cécité et de paralysie occasion-nés par l’usage immodéré du Tabac.Pris à l’intérieur, le Tabac purge vio-lemment et peut même occasionner lamort. Quelquefois même ces effets délé-tères se manifestent par l’applicationde la poudre ou de la fumée de Tabac en trop grande quantité sur la mem-brane muqueuse de la bouche ou desfosses nasales.

Pendant longtemps le Tabac a étésurtout considéré comme substance mé-dicale. Il en entre encore aujourd’huidans le Baume tranquille; son extraitest quelquef. employé intérieurem. dansla paralysie; la fumée, introduite dansle rectum, irrite fortement cet intestin;aussi l’emploie-t-on dans les cas d’as-phyxie , surtout pour les noyés. EnAmérique , à l’époque oü les Espa-gnols trouvèrent ce végétal, les In-diens en faisaient principalement ungrand usage pour guérir une fo.ule demaladies. Lorsque les devins et les prê-tres voulaient prédire le succès d’uneaffaire quelconque, ils s’introduisaientla fumée de Tabac dans la bouche etdans les narines à l’aide d’un ,'giandtube. Le Tabac à priser leur était alorsinconnu. En Europe , ce n’est qu’à la findu seizième siècle ou au commencementdu dix-septième qu’on fit usage du Ta-bac en poudre. On tourna d’abord enridicule les personnes qui prisaient ou

SOÎ.ANEES.