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Tome troisième.
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328 Morelie.

mauvaise qualité de ceux de la bella-done et de ta mandragore. En médecine,elle est employée comme sédative, ano-dine et narcotique.

La Douce-Amère présente, lorsqu’onla mâche, une saveur fade et sucrée sui-vie d’une amertume assez forte. Elle nepossède qu’il nu très faible degré lesqualités délétères des autres Solanées;aussi fait-on usage dans quelques con-trées de l’Europe de ses jeunes poussescomme d’une plante potagère; on as-sure même qu’on peut manger ses fruitsimpunément; mais nous conseillons des’eti abstenir. Quant à ses propriétésmédicinales, très vantées par les uns,contestées par les autres, elle est re-commandée comme apéritive, détersivedans la goutte , les rhumatismes , lesdartres et en général dans toutes lesmaladies de la peau.

Le Faux Piment, nommé aussi Amo-mum des jardiniers, Pommier d'amour,etc., est un joli petit arbrisseau trèsagréable, surtout lorsqu’il est chargé deses fruits. Il est l’ornement presque ex-clusif des échoppes de cordonniers, d’oùle nom de O ranger de savetier par le-quel il est communément désigné.—Ontrouve encore dans les serres d’amateursles espèces 11, 45, 16, 20, 22, 29, 46,48, bO, 51,53. 58, 62, 63, 72, 73, 92,94, 95, 97, 405, 406, 4 48, 422, 424,428, 429, 432, 438, 440, 448, 449 et452.

La Pomme de terre est le plus richeprésent que nous ait fait l’Amérique ;elle double nos ressources alimentaireset nous fait bien moins appréhender lesmauvaises récoltes de nos céréales. Sonalimentation ne cause aucun désordredans l’organisation animale, ainsi quequelques auteurs ont cherché à l’insi-nuer à cause des propriétés malfaisantesde la plupart des plantes de cette fa-mille. Au contraire, la Pomme de terre,soumise aux mille transformations quelui fait subir l’art culinaire, fournit desmets très sains et très agréables qui de-viennent,le principal aliment des classeslaborieuses des villes et des campa-gnes. Chez les animaux , elle activela production du lait et engraisse promp-tement ceux que l’on destine it la bou-

Morelle.

cherie. Transformée par la féculerieetla distillerie, la Pomme de terre devientencore utile à l’homme sous deux as-pects nouveaux : la fécule et l’eau-de-vie. A tous ces avantages, cette pré-cieuse plante joint encore celui de nepas exiger une grande fertilité de sol;on la voit en effet réussir dans les terresles plus sablonneuses, et même donnerdo fort beaux produits dans les terrainspierreux et peu fertiles, comme parexemple ceux des montagnes des Vosges ,oit furent établies les premières cultu-res de Pomme de terre.

C’est vers 4586 que l’amiral WalterRaleigh fit la découverte de la Pommede terre et qu’il en introduisit quelquestubercules en Europe . Quelques annéesplus tard un seigneur Philippe de Sivrjen envoya U Clusius (l’Écluse) qui ladécrivit et en donna une figure trèsexacte dans son ouvrage publié en 1601.C'est alors qu’on vit sa culture pénétrerdans quelques provinces de la France ,en Bourgogne, en Lorraine et dans lesVosges ; mais son produit était alorsdestiné a la nourriture des cochons. Cen’est que deux siècles plus tard, vers4780, que Parmentier, pharmacien del’Hôtel des Invalides , publia divers trai-tés sur la Pomme terre et qu’il put !afaire admettre comme substance alimen-taire. Il lui fallut employer tous lesmoyens que lui suggéra la philanthropiela mieux entendue pour faire manger hl’homme une substance qui n’avait servijusqu’alors de nourriture qu’aux ani-maux les plus immondes. C’étaitlh sur-tout qu’était la grande difficulté. C’esten vain que le roi, sur la prière de Par-mentier, s’en fit servir â sa table; lepaysan ne voulut pas admettre la Pont-me.de terre dans son alimentation.Maislepersévérant philanthrope, frappé decette vérité, que le fruit défendu esttoujours avidement recherché, i® a "gina un stratagème qui, détruisant despréjugés funestes, rendit enfin fruc-tueuse l’introduction de ce tubercule auxenvirons de Paris d’abord, et peu a peudans toute la France . Il loua dans laplaine de Grenelle un vaste champ qu “fit planter en Pomme de terre, et, afind’éveiller la curiosité des uns et la cupi-

SOI.ANÈES.