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Tome troisième.
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680 Phytolacca.

gués que les feuil., U rachis droit gla-bre; pédicelle de la longueur du calice;étam. 20 ; ovaire unique surmonté de10 styles. Mexique , 1824.

9 P. à fleurs sessiles. P. sessilifloraHort. Plante vivace , haute de 1 mètreenviron, à tiges non sillonnées à peineligneuses inférieurement, quelquefoisrouges; feuil. longuem. pétiolées lanc.ou ovales-lanc., atténuées aux 2 extré-mités, aiguës mucronées un peu épais-ses; en juin-sept., fl. blanc-verdâtrepresque sessiles, disposées en grappesdressées assez longuem. pédonculées, àpeu près de la longueur des feuil., àrachis triangulaire droit glabre ; étam.8 ; ovaire unique surmonté de 5-7 sty-les ; fruit bacciforme exactement globu-leux et dépourvu de côte. 1850.

Culture. — La 6 e espèce est assezrustique pour être livrée complètementà l’air libre sous le climat de Paris . Les3 e et 9 e peuvent être également livréesà la pleine terre ; mais alors il faut lestraiter comme plantes annuelles, en lessemant chaque année h bonne exposi-tion; toutes les autres sont de serre

Phytolacca.

chaude ou tempérée. On multiplie faci-lement par boutures celles qui ne mû-rissent pas leurs fruits. Le P. decandra,ou Raisin d’Amérique, forme degrosses touffes qui apportent de la va-riété dans les massifs d’arbustes. Lesjeunes pousses blanchies sont quelque-fois mangées dans le Nord de l’Europe ;mais elles ne seront jamais considéréescomme un bon légume. Il faut leur fairesubir des préparations culinaires pourretirer les principes âcres qu’elles ren-ferment, et encore elles ne conviennentpas â tous les tempéraments; nouscroyons même qu’il est prudent de s’enabstenir. Les feuilles du P. esculenlaont été aussi beaucoup prônées commesuccédané de l’épinard; mais pour enfaire quelque chose de passable, ellesexigent, comme le decandra, certaiuespréparations de cuisson que ne réclamepas l’épinard. Préparées simplementcomme ce dernier, elles ont un goût dé-testable et une saveur qui prend désa-gréablement â la gorge. C’est donc unetrès mauvaise plante potagère qui nepeut nullement remplacer les épinards.

CHENOPODIACÉES.

FAMILLE CLXV. — CHENOPODIACÉES.

Herbes ou sous-arbrisseaux à liges continues ou rarement articulées, quelquefoisdépourvues de feuilles; feuilles alternes, rarement opposées, simples, dépour-vues de stipules; Heurs très petites vertes régulières hermaphrodites, rarementunisexuées, accompagnées de petites bractées; calice à 5, rarement 4, 3 ou 2sépales plus ou moins soudés entre eux à la base, souvent égaux, verts ; corollenulle; étamines 5 ou moins, opposées aux sépales, insérées sur le réceptacle ouau fond du calice ; anthères à 2 loges dressées s’ouvrant par une fente longitu-dinale ; ovaire unique uniloculaire, souvent libre, rarement soudé avec lecalice, quelquefois entouré à sa base d’un disque presque annulaire, plus oumoins charnu ; ovule solitaire inséré au fond de la loge ; styles 2 ou 3, termi-naux, quelquefois 1, surmonté de 2, 3 ou rarement 4 stigmates ; fruit indéhis-cent monosperme, enveloppé par le calice qui est de consistance très variable ;graines lenticulaires ou rénifornies, à testa coriace ou crustacé, protégeantordinairement un albumen farineux, très rarement un peu charnu, et unembryon périphérique annulaire ou en spirale.

TRIBU I.

Plantes dont l'embryon est annulaire.

BETTERAVE. BETA Tourn.[de bell, mot celtique qui signifie rouge :à cause de la couleur des racines]. —Fleurs sessiles hermaphrodites accom-pagnées de 3 bractées herbacées persis-tantes ; calice urcéolé U 5 divisions un

peu concaves et marquées de côtes lon-gitudinales , soudé inférieurement avecl’ovaire, puis se durcissant k la matu-rité; étam. 5, presque périgynes, âfilets comprimés subulés; anthères ova-les; ovaire déprimé semi-infère, entouréd’un disque annulaire ou obscurémentpentagone; style 1, court et épais, sur-monté de 2 ou 3 stigin. subulés ; fruit