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Tome troisième.
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Eriogone. POLYGONÊES. Rhubarbe. 723

que; elle réussit en pleine terre ordi-naire, surtout dans les lieux frais oumême humides. On la multiplie par bou-tures fai ; es dans de la terre tourbeusemêlée de sable, sur une couche chaudequi ail jeté presque tout son feu.

TRIBU II. - POLYGONÉES VRAIES.

POLYGONEÆ VERÆ.

Fleurs non accompagnées d'un involu-

cre; ovaire renfermant un ovule ba-silaire et sessile.

RHUBARBE. RIIEVM T,in. [dugrec rhéo, je coule]. — Grandes plan-tes herbacées vivaces, propres aux con-trées montagneuses de l’Asie moyenne;i'euil. grandes, toutes ou la plupart ra-dicales; (1. petites nombreuses groupéesen grappes composées ou paniculées,hermuphrod.; calice marcescent, pro-fondeur divisé en b lobes égaux; 9 étant.,dont 6 opposées par paires aux lobesexternes du calice , et isolément auxlobes internes; ovaire à 3 angles, sur-monté de 3 stigm. presque sessiles, en-tiers, presque discoïdes, étalés; fruit il3 angles développés en ailes, entouréà sa base par le calice persistant et plusou moins desséché.

\ R. rhapontic. Rheum rhaponli-cum Lin. (Nees d'Esenb., Plan, offic.,tab. 113-1 lo), vulgairement nomméeRhubarbe politique, Rhubarbe anglaise.Grande et belle plante qui s’élève a I m.7Sc. et même jusqu’à 2 m.; racine grossecharnue rameuse, colurée en brun som-bre à sa surface, jaune en dedans ; tigearrondie fistuleuse , plus ou moins ve-lue dans sa partie supér.; fenil, radica-les se développant au printemps, for-mées d’un fort pétiole, légèrement engouttière à son côté supér., long de 5 6déetm., et d’un limbe à peu près demême longueur, presque aussi largeque long, en cœur ou presque arrondies,obtuses, fai bleui, ondulées sur les bords,presque glabres en dessus, couvertes endessous de poils courts assez raides ;les feuil. caulinaires deviennent de plusen plus petites vers le haut, et leur pé-tiole, plan en dessus, devient égalent,de plus en plus court; de l’aisselle dechacune des super, sort une paniculede fl. d’uu blanc un peu jaunâtre. In-

troduite en 1573. Des montagnes de laTurquie d’Europe ; monts Ourals, d’a-près plusieurs auteurs.

2 R. ondulée. Rheum undulalumLin. (Nees d’Esenb., Plan, offic., tab.116- 117). Tige atteignant, jusqu’à 2 m.70 centim. de hauteur ; feuil. radicalesplus allongées que dans l’espèce précé-dente, avec un pétiole plus court, en-viron 2 fois plus longues que larges, encœur, acuminées au sommet, très on-dulées sur les bords, glabres en dessus,puhescentes en dessous; tous les pé-tioles creusés en gouttière supérieurem.,à bords obtus glabres; 11. très nom-breuses, d’un blanc jaunâtre, à périan-the un peu verdâtre, divisé en lobesplus larges et plus obtus que dans laprécédente. Introduite en 1734. De laTartarie chinoise.

3 R. palmée. R. palmatum Lin.(Nees d’Esenb , Plan, offic., tab. 118-120). Tige haute de 2 à 3 mèt., fislu-leuse ; feuil. radicales, à pétiole long de5 décim., lisse, plus ou moins taché derouge, faiblem. sillonné en dessus et àbords arrondis, à limbe presque aussilong que large, palmé, divisé en b lobeslarges aigus, largem. et inégalem. den-tés, à larges sinus basilaires, d’un vertsombre en dessus, d’un vert grisâtre endessous, revêtu aux 2 faces de poilstrès courts, un peu raides ; les feuillescaulinaires, divisées de manière analo-gue, sont embrassantes, et se déjettenten bas; fl, semblables à celles de laprécédente, mais un peu plus petites.Introduite en 1763. De la Tartarie; ellearrive jusqu’aux montagnes du Ncpaul.

4 R. compacte. R. cornpactum Lin.(Nees d’Esenb., Plan, offic., tab. 121).Plante moins haute que les deux précé-dentes, et ne dépassant guère 1 mèt.;tige sillonnée glabre; feud. radicales àpétiole sillonné, de consistance ferme,épaisses, ou coriaces, faiblem. sinuées,très obtuses, très glabres, d’un vertclair et lustrées, bordées de denteluresfines aiguës et comme cartilagineuses;fl. blanches petites nombreuses, dispo-sées en grappes plus ou moins allon-gées Introduite en 1758. De la Tartariechinoise.

b R. hybride, R. hijbridum Munit,