1U Rhubarbe. POLYGONEES. Rhubarbe.
(Nbes d’Esenb., Plan, offtc., suppl.,tab. 30). Tige haute de 2 m., arrondielisse tachée de rouge; feuil. radicalesnombreuses, à pétiole long de 3-4 dé-cim., demi-cylindr. glabre, faiblementsillonné sur le côté convexe et taché derouge, un peu en cœur, acuminées pla-nes, couvertes de poils sur les 2 faces :les caulinaires plus petites et muniesd’un pétiole court ; fi. nombreuses, d’unblanc un peu verdâtre ; calice diviséen 6 lobes ovales arrondis. Cultivéeen Europe depuis 1778. Patrie incon-nue. Murray la regarde comme une hy-bride de la Rhubarbe rhapontic et de laR. palmée; de là le nom spécifiquequ’il lui a donné.
6 R. australe. R. australe Don.(R. Emodi Wall. Bot. Mag., tab. 3508).Tige haute de 2 à 3 m., sillonnée, trèsépaisse dans le bas et diminuant gra-duellement de grosseur vers le haut, où.elle se ramifie beaucoup; feuil. radica-les U gros pétiole aplani en dessus, re-levé de côtes saillantes, rudes au tou-cher, tantôt arrondies, plus ou moinsen cœur, tantôt ovales ou oblongues-obtuses, très entières, faiblem. ondu-lées, couvertes aux 2 faces de poilscourts qui les rendent rudes au tou-cher; fi. nombreuses très petites, d’unrouge un peu sombre, disposées engrappes composées allongées et étroi-tes ; calice divisé profondém. en 6 lo-bes ovales; fruits pendants, colorés enrouge sombre. Introduite en 1828, degraines envoyées par M. Walüch à Lam-bert. Dans toute la Tartane, jusqu’àLadalt, c’est-à-dire jusqu’à 37° de lati-tude boréale; sur la chaîne de l’Hima-laya, oii elle s’élève jusqu’à 5300 mè-tres d’altitude, assure-t-on.
Cette plante remarquable est regar-dée comme la véritable Rhubarbe offi-cinale.
7 R. groseille. R. ribes Lin. (Des-pont., Ann. du Mus., vol. II, pi. 49).Tige haute d’environ \ m., ordinairem.rougeâtre, à ram. tortueux, divisésplusieurs fois, généraient, géminés dansle bas de la plante et solit. vers lehaut; feuil. radicales à pétiole épais,convexe en dessous, aplani en dessus,•ouYent rougeâtre dans sa portiou in-
fér. ou même dans toute son étendue,à limbe arrondi concave, faiblem. on-dulé et sinué, plissé, relevé en dessousde 5 nervures saillantes-, les feuil., latige et les ram. portent de petites ver-rues qui les rendent rudes au toucher ;fl. nombreuses blanchâtres, disposéespar fascicules distincts sur les ram. auxbifurcations, aux coudes et aux extré-mités; fruit pendant, devenant d’unrouge de plus en plus foncé- à mesurequ’il approche de sa maturité. Intro-duite en 1724. Asie Mineure, Syrie ,Perse.
Cette plante est très estimée dans leLevant , surtout en Perse, où, d’aprèsOlivier, on lui donne le nom de Ribas.Les Orientaux font grand cas de sesjeunes feuilles, particulièrement despétioles, qu’ils mangent tant crus quecuits, après en avoir enlevé la coucheexterne, et qu’ils préparent aussi de di-verses manières, surtout en conservesfaites avec du miel ou du raisiné; aussivend-on journellement ce légume surles marchés.
Culture et usages. — Les Rhubar-bes sont de grandes et belles plantesintéressantes à plusieurs titres. Leurhante taille et leurs vastes feuilles lesrendent très propres à orner et animerles grandes pelouses ainsi que les mas-sifs de fleurs et d’arbustes; mais ellesont surtout de l’importance commeplantes alimentaires et officinales. Sousle premier rapport, elles n’occupentqu’un rang très secondaire dans les jar-dins potagers du continent; mais enAngleterre elles constituent un légumeestimé, dont la consommation est con-sidérable. Les diverses especes que nousavons décrites ne sont pas égalementrecommandables comme plantes pota-gères. Les plus recherchées ont unesaveur acidulé qui, adoucie par le su-cre, devient très agréable et permetd’en faire de bonnes conserves et ge-lées. De ce nombre sont surtout la Rhu-barbe groseille et la Rhubarbe com-pacte. Celles-ci sont en outre avanta-geuses à cultiver, à cause de l’abondancede leur produit. La Rhubarbe rhaponticdevient plus fortement acide ; mais elleest bien dépassée sous ce rapport par