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Rhubarfce. POT.YGONÉES. Rhubarbe. 725
la Rhubarbe australe, dont l’acidité esttelle qu’on ne la tempère qu’en y ajou-tant beaucoup de sucre. Les Rhubarbeson-dulées et palmées se distinguentd’avec les précédentes par le défautd’acidité et par une saveur simplementfade qui en fait un très médiocre ali-ment. La dernière a même une odeurdésagréable et une saveur qui doit lafaire repousser des jardins potagers.
Comme plantes médicinales, quel-ques espèces de Rhubarbes ont un hautintérêt. Leur longue et grosse racine,brune en dehors, jaune en dedans, cou-pée en rondelles et desséchée, consti-tue la Rhubarbe des pharmacies, donttout le monde connaît l’action toniqueà faible dose, a la fois purgative et to-nique à des doses plus considérables.Ce médicament est d’un usage à peuprès journalier, surtout pour les mala-dies des enfants et des femmes. Il nousarrive de l’Asie centrale et de la. Chine par l’intermédiaire de la Russie , et delà viennent les noms de Rhubarbe deChine et Rhubarbe de Moscovie, parlesquels on en désigne les diverses sor-tes. On a cru pendant longtemps quecelte Rhubarbe des pharmacies prove-nait du Rheum undulalum. Plus récem-ment on a pensé qu’elle n’était pas au-tre chose que la racine du Rheum pal-matttm; enfin, depuis la découverte duRheum australe, on admet assez géné-ralement que c’est à celui-ci qu’on doitattribuer la production de ce médica-ment important. Il est assez probableque !a racine de ccs diverses plantes,ayant beaucoup de ressemblance pourle volume, la couleur et assez d’ana-logie quant à scs propriétés, est em-ployée dans les pays où l’on sc livre aucommerce de la Rhubarbe pour la pré-paration de cette substance médicinale.Le prix assez élevé de la Rhubarbe adéterminé plusieurs horticulteurs à es-sayer la culture en grand des plantesavec lesquelles on l’obtient. Mais ccsessais n’ont généralement donné quedes résultats peu satisfaisants, soit pourle revenu, soit pour la qualité des pro-duits.
Les Rhubarbes sont rustiques, maiscertaines d’entre elles sont un peu plus
délicates, et doivent être couvertes defeuilles pendant les grands froids. Cesont les Rhubarbes groseille et australe.Toutes ces plantes demandent une terrefranche, légère, profonde, meuble, mo-dérément humide ou plutôt même unpeu sèche. On les multiplie par graines,qu’on sème immédiatement après leurmaturité, ou par drageons, que l’onplante au printemps, en les espaçantde 1 métro ou un peu plus, ou enfinpar division des pieds. Les soins se bor-nent à sarcler et biner pendant la pre-mière année, à donner un labour légerles années suivantes. Lorsqu’on cultiveces plantes en vue de leur racine, onles arrache au plus tôt la cinquièmeannée. L’arrachage se pratique vers lafin de l’automne.
RELOUEE. POLYGONUM Lin.[du grec polit, beaucoup, et gonn, ge-nou].— Herbes annuelles ou vivaces,quelquefois sous-frutescentes, parfoisYolubles ; fl. hermaphr. ou polygamespar l’effet d’un avortement, disposées enépis, en grappes ou en panicules; ca-lice généralement coloré, à 5 lobes par-fois inégaux , grandissant ordinairem.après la floraison; étain, au nombre de8 ou plus rarcm. de 5, à anthères ovoï-des didymes, avec lesquelles aliernentde petites glandes le plus souvent péri-gynes; ovaire comprimé ou à 3 anglessaillants, devenant un achaine lenticu-laire, ou bien à 3 angles très prononcés,enveloppé par le calice persistant, con-tenant une graine dressée, de mêmeforme, dont l’albumen ou périspermeest tantôt farineux, tantôt corné.
\ re Section. — Bistorta Tourn. —
Calice coloré, profondément quinqné-fide ; 8 étamines ; 3 longs styles à stig-mates très petits ; achaine à 3 angles ;cotylédons accombants. — Rhizome li-gneux rampant, donnant annuellementdes tiges simples herbacées; fleurs engrappes spiciformes.
I Renouée bistorte. P. bistortaLin. Plante herbacée vivace, à rhizomeépais, replié sur lui-même en 5 oumême plusieurs fois, brun-noirâtre endehors, rougeâtre et un peu charnu endedans, produisant plusieurs tiges her-