Raisimer. POLYGONEES. Raisinier. 733
res aux sépales externes, et îsoîém. auxsépales internes; ovaire adhérent parsa base au calice* uniloc., à 1 ovule ba-silaire; 3 styles distincts, terminés cha-cun par un stigm. en tête; pour fruitun caryopse à 3 angles, spongieux, en-fermé dans le calice devenu succulent,et auquel il adhère en partie ; embryonà cotylédons larges, logé dans l’axed’un albumen farineux.
\ R. uvifère. C. uvifera Lin. (.Bo -tan. il lag., tab. 3130). Arbre de 6-8m., très ratneux , a branches flexueu-ses; feuil. grandes et très belles, arron-dies en cœur U la base, obtuses entiè-res ondulées, traversées par des ner-vures fortes et saillantes coriaces, àpétiole court; fl. blanches odorantes,en longues grappes terminales dres-sées qui deviennent pendantes après lafloraison ;fruit rougeâtre en forme de pe-tite poire, ombiliqué au sommet; grainelobée ou cannelée dans sa longueur. —Do l'Amérique tropicale, où il croîtspontanément, cet arbre a été trans-porté dans d’autres parties de la zoneintertropicale. 11 se trouve ordinaire-ment sur les plages sablonneuses, assezprès de la mer pour que les vaguesviennent mouiller son pied. Son fruit aune saveur aigrelette assez agréable; onle vend sur les marchés ; mais il est ce-pendant assez peu recherché et aban-donné aux nègres et aux pauvres. Onmange ce fruit avec du sucre pour entempérer l’acidité ; on en prépare desboissons rafraîchissantes. Le bois de ceRaisinier est lourd, veiné; on l’emploiepour la menuiserie et l’ébénisterie. Parébullition il donne une teinture rouge.L’écorce de cet arbre est amère et as-tringente. Cultivé pour la première foisen Angleterre en 1690.
2 R. pubescent. C. pubescens Lin.(Bot. Mag., tab. 3166). Arbre droit,s’élevant, d’après Jacquin, h 20-23 ni.,avec un tronc très allongé qui ne se di-vise que tout au haut en un petit nom-bre de branches; feuil. très grandes,arrondies en cœur à la base, entières,forient. nervées, couvertes en dessousd’un duvet ferrugineux, sessiles ou àpeu près; 11. petites, en grappes termi-nales, à calice épais, divisé peu pro-
fondém.; ovaire à 3 angles médiocrem.prononcés, adhérent presque à moitié.— Antilles . On le dit très abondantdans les forêts de la Jamaïque . Son boisest dur, lourd, coloré en rouge foncé,presque incorruptible. On l’emploiecomme celui du précédent, et de pluson en fait des pieux qui durcissentbeaucoup dans la terre. Son fruit estplus gros que celui de la première es-pèce; il lui ressemble pour la saveur,et s’emploie à peu près de même, maisplus rarement. Introduit pour la pre-mière fois en Angleterre en 1690. Il afleuri pour la première fois en 1832.
3 R. excorié. C. excoriala Lin.(Jacq., Amer., tab. 78). Arbre plus hautque la plupart de ses congénères, hbranches plus ou moins excoriées; feuil.grandes ovales - oblongues, en cœur hla base, un peu aiguès au sommet, gla-bres et luisantes; fl. jaunâtres, en grap-pes pendantes, donnant des fruits decouleur blanchâtre, de saveur agréa-ble, sucrée, plus gros que ceux de laplupart des autres espèces. Antilles .
4 R. ponctué. C. punclala Lin. C.coronnia Jacq. (Amer., p. 11 i, tab. 77).Petit arbre rameux, haut seulement de4-3 ni.; feuil. ovales-oblongues, rétré-cies aux 2 extrémités, acumiuées en-tières luisantes, quelque peu coriaces,longues de 18 cent, sur 5-6 de large;fleurs blanches, en grappes terminalescourtes; fruit d’un rouge foncé, pres-que arrondi , ponctué , d’une saveurdouce, aromatique, assez agréable. In-troduit en 1733. Carthagène.
5 R. à feuilles de Laurier . C.bmrifolin Jacq. (Horl. Schoenbr., lit.,p. 9, tab. 267). Petit arbre dont le troncse divise au-dessus de son milieu enbranches diffuses; feuil. oblongues ob-tuses entières coriaces, longues de 12-18 cent., très lustrées des 2 cotés dansl’état jeune; fl. blanches, en grappesdressées inultiflores, assez longues.Amérique méridionale et tropicale. In-troduit en 4816.
Culture. — Les Raisiniers sont tousde serre chaude. On doit les tenir dansde grands pots, ou mieux encore enpleine terre, dans la serre; ils réussis-sent surtout dans une terre meuble et