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Tome troisième.
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Camphrier. LAURINÉËS. Auollonîe. 7i5

hient acuminées, à pointe mousse, sub-aigues à la base, d’un vert foncé sur les2 faces, longues de 9 il 12 cent.; fl. etfruits inconnus. Selon toutes les vrai-semblances, et de l’avis môme deM. Néesd'IÜscnbeck, auteur de la monographiedes Laurinées, cette prétendue espècen’est qu’une variété du C. vernissé et,par suite, du C. officinal, qui sc seraformée par le fait de la culture.

Culture. — Les Camphriers sont plusrustiques que les Canneiliers.Le type dugenre, le C. officinal, résiste en pleineterre aux hivers des localités les pluschaudes du midi de la France , et il enexiste de beaux échantillons en Proven-ce , particulièrement à Ilières. Dans lenord et le centre de l’Europe , ces arbresdoivent être rentrés en orangerie pen-dant i’hivcr.Il est vraisemblable que leurculture pourrait être exploitée en Algé-rie an point de vue de la production ducanij lire, si cette substance avait plusde valeur commerciale.

Ou a cru longtemps que tout le cam-phre qui est apporté en Europe prove-nait du C. officinal; mais il parait qu’iln’en est pas ainsi. Le camphre existedans un grand nombre de végétaux aro-matiques, tels que la zédoaire, le gin-gembre, le galanga, le cardamome, leschœnanthe, plusieurs Labiées, etc.,sans parler de la plupart des espèces deLaurinées, où cette huile essentielle s’ac-cumule surtout dans le tronc elles ra-cines. Si nous en croyons la relationd’un voyageur anglais , M. Colebroke,la majeure partie du camphre du com-merce serait tirée du Dryobalanopscamphora , arbre de la petite familledes Diptérocarpées, qui croit h unegrande hauteur dans les forêts de lacôte nord-est de Sumatra .

TRIBU III. — PHOEBÉES.

PHOEBEÆ Nées.

Pleurs hermaphrodites; slaminodes par-faits ; anthères bi-quadrivalvulaires,celles du rang intérieur exlrorses ;périanthe à limbe persistant, se dur-cissant et formant une cupule autourdu fruit ; bourgeons nus; feuillespersistantes, veineuses et penniner -ni.

vées, — Arbres et arbrisseaux de

l’Inde , de l’Amérique intertropicale

et des Canaries .

APOLLONIE. A POLLOMA SNées. —Périanthe à6 divis.presque éga-les entre elles, molles dans le premierûgc, durcies a la maturité du fruit qu’el-les enveloppent ; 9 élam. fertiles dispo-sées sur trois rangs : les 3 intérieuresmunies de 2 glandes stipitées ; an-thères oblongucs à 2 loges et à 2 valvu-les : les 3 plus intérieures- extrorses,les autres introrses; staminodes 3, quel-quefois changés en véritables étami-nes, pourvus de 2 glandes sur leur pé-dicelle ou au-dessous de leur capituleterminal; stigmate en tête déprimée ;baie enveloppée par les divisions dupérianthe.

i A. des Canaries . A. CanariensisNées. Laurus Canariensis Willd. L.Teneriffæ Voir. P erse a CanariensisSpaeng. Arbre presque entièrementsemblable au laurier franc pour la tailleet pour le port. Ram. cylindriques,glabres, les plus jeunes légèretn. pubes-cents ; écorce inodore; f'euil. longuesde 5 à 15 cent., larges de 2 à o cent.,oblongues, subaigués aux 2 extrémités,coriaces, glabres, luisantes, finementréticulées, portées sur des pétioles de6 h 8 miliim.; panicules subterminales,très glabres, de 4 à 9 cent, de longueur,divisées quelquefois dès la base; fleursrapprochées et comme fasciculéesîil’ex-trémité de ses dernières ramifications;périanthe large, subrotacé, à divisionsmembraneuses, ovales, obtuses; éta-mines de même longueur que les divi-sions du périanthe, a anthères ovoï-des-oblongues, ouvertes dans presquetoute leur étendue ; baie de la grosseurd'une olive, ovo'ide, mucronèe, noire ala maturité, emboîtée dans une cupuleformée aux dépens des divisions du pc-rianthe devenu cartilagineux. Cet arbre,originaire des Canaries , et particuliè-rement de Ténériffe , est fréquemmentcultivé dans nos jardins. Il demandela serre tempérée pendant l’hiver.

FHŒBB. PHÜEBE [du grec Phœbc,la lune, Diane Nées.] .— Fleurs herma-phr., paniculées, nues; périanthe à 642