74i Camphrier, LAURINÉES. Camphrier.
équatoriale, propres surtout à laChine et au Japon , à bourgeons écail-leux t à feuilles persistantes, longue-ment pétiolées, triplinervées, présen-tant des glandes aux angles des ner-vures principales,ponctuées à la faceinférieure. Cette tribu se compose duseul genre suivant :
CAMPHRIER. CAMPIIOHABàuii., Nées, [étymologie douteuse;peut-être ce mol est-il latinisé de JSam-bok, nom sous lequel les Japonais dési-gnent le camphre]. —■ Fl. hermaphr.paniculées dépourvues de bractées ; pé-rianthe à 6 divisions caduques; étam.au nombre de 9. disposées en 3 séries ;celles de la série intér. extrorses, ac-compagnées chacune de 2 staminodespédicellés, ce qui porte le nombre deces derniers organes à 6, dont 3 plusintér. ont un capitule ovoïde glandu-leux, et 3,'plus éloignés du centre dela fl., se terminent par une sorte d’an-thère avortée; stigm. discoïde; baie en-gainée à la base par la partie subsis-tante du périanthe qui a pris la formed’un cône renversé; inflor. en panicu-les axill. ou terminales. — Ce genre esttrès voisin de celui des Cannelliers; ilen diffère surtout par le nombre et laforme des staminodes et par ses bour -geons écailleux.
\ C. officinal. C. officinarum Bàuh.Laurus camphora Lin. Persea camforaSpreng. Arbre de 10 à 15 m., à ram.lâches glabres; feuilles lanc.-ellipt. ouob ongues, aiguës aux 2 extrémités, unpeu coriaces, iriplinervées, luisantes,d’un vert clair en dessus, légèrem. glau-ques en dessous, longues de 6 k 9 c.,portées sur des pétioles grêles de 3 à5 cent.; panicules un peu en corymbe,longuem.pédoneulées; baie noirâtre, duvolume d’un gros pois. — C’est de celteespèce, nommée Laurier camphrier ousimplement Camphrier, qu’on retire,par distillation, une partie notable ducamphre du commerce. Pour obtenir ceproduit, on découpe le bois de l’arbreen copeaux que l’on fait bouillir dansde grands vases de fer, surmontés d’unchapiteau de terre rempli de paille deriz, où se condense l’huile essentielle à
laquelle on donne le nom de Camphrebrut . C’est dans cet état qu’on l’apporteen Europe , où on le sou met à un nou-veau raffinage. Le bois du Camphrier estdur, blanchâtre et veiné de rouge; aussil’emploie-t-on communément en Chine et au Japon à des ouvrages d’ébénis e-rie qui gardent presque indéfinimentl’odeur camphrée du bois. Tout le mondeconnaît les usages du camphre en mé-decine et dans l’économie domestique.
2 C. vernissé. C. fmmc/aNÉ es. Ar-bre de la taille du précédent, a écorcebrune, comme enduite d’un vernis so-lide, et exhalant une forte odeur decamphre, a rum. de l’année anguleux,glabres; fenil, coriaces, ellipt-, aiguësaux 2 exirémités, glabres, très luisan-tes et vernies, d’un vert jaunâtre, pluspâles en dessous qu’en dessus, veineu-ses-réticulées, à peine trinervées, ùglandes saillantes sur la page supér.,creuses par dessous, portées sur despétioles de 15 cent, environ; paniculeslongues d’environ 3 centim.; périanthefructifère petit infondibuliforme, soute-nant une baie ovoïde de la grosseurd’un pois. Malgré les différences que pré-sente cette espèce avec la précédente,M. Nées soupçonne' qu’elle n’en estqu’une variété. Elle paraît indigène del’Inde .
3 C. glandulifère. C. glanduliferaNées. Laurus glandulifera Wallicu,Arbre de grande taille, a ram. cyiindr.,ceux de l’année anguleux à écorce d’unbrun fauve, h bois roussâtre poreux;feuil. longues de 9 à 18 cent., larges de3 à 9 cent., ovales-ellipt., cuspidées ausommet, le plus souvent aiguës a labase, luisantes en dessus, glauques endessous, les jeunes légèrem. tomenteu-ses, glanduleuses aux aisselles des ner-vures principales, qui sont au nombrede 3, portées sur des pétioles canalicu-lés , d’environ 15 milliwèt. ; périanthepubérnle extérieurem., ’a segm. ovalesobtus, plus longs que les clam. Cet arbreest originaire des montagnes du Népaul.
4 C. de Chine . C. chinensis Nées.Laurus chinensis Hort. Berol. Feuihellipt., triplinervées, finem. réticulées, kglandes poreuses en dessous, aux ais-selles des nervures principales, longue-