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Tome premier.
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LES ANCIENNES BIBLIOTHÈQUES DE PABIS.

Vers cette époque, le trésorier de la Sainte-Chapelle Ô) demanda à posséderune des clefs de la bibliothèque. Le Chapitre s’assembla, et, après délibération, luiaccorda cette faveur, en raison de son titre de chanoine de Notre-Dame ; mais ilstatua en même temps que, si lui ou ses successeurs venaient à perdre cette qua-lité, la clef serait aussitôt retirée. En présence de si minutieuses précautions, oncroirait que la bibliothèque de l’église de Paris était surveillée avec un soin extrême;on se tromperait étrangement, et il ne faut voir sans doute dans ces formalitésque l’intention bien arrêtée du Chapitre de faire respecter toutes ses prérogatives.Nous savons, en effet, qu’à cette époque des voleurs s’introduisirent dans la li-brairie, et enlevèrent une partie des précieux manuscrits quelle renfermait.

Le Chapitre finit par s’émouvoir; car nous le voyons, en 1 Ù29, ordonner l’achatde nouvelles chaînes pour fixer plus solidement les livres sur les tables; il pro-nonça même la peine de l’excommunication contre les détenteurs d’ouvrages appar-tenant à l’église et qui n’auraient pas été restitués avant une époque déterminée,intraproximum festum Purificationis (2 février). Ces menaces restèrent sans effet, eton les renouvela, probablement sans plus de succès, le 10 février, puis le 7 mars.La bibliothèque était cependant alors placée sous la garde spéciale du chanoineG. Perrière, qui en avait dressé un triple inventaire; il crut devoir résigner sesfonctions et fut remplacé par un autre chanoine nommé Le Moustardier.

Mais les soustractions n’en continuèrent pas moins, et il vint un moment où leschanoines s’aperçurent que la collection allait bientôt se trouver entièrement dis-persée^. Ils s’adressèrent au cardinal de Sainte-Croix de Jérusalem M, alors enlégation à Paris , et implorèrent des sentences pontificales contre les voleurs et lesdétenteurs de livres appartenant à l’église h).

sainment établi par l’examen du volume. On lit surle dos :

MTSSALE GIRARDI. 1409 .

M. S.

Puis sur le premier fol.

trlstum librum legavit huic Parisiensi ecclesiercbone memorie defunctus reverendus in Christo« pater ac dominus Dominus Girardus de Monte-rtacuto, divina providencia episcopus Parisiensis.

«Hic liber traditus fuit in custodia dominis de« Capitulo ecclesie Beatissimj Martinj Turonensis perrrmagistrum Robertum de Fa[lso Dumo], canoni-rr cum Parisiensem, pro et nomme Capituli ecclesie« Parisiensis. Anno Dominj millesimo... undecima<r die septembris. Defaulxbdisson.

triste liber traditus est in custodia, ut supra quemrrdictum,... restitui prefato de Falso Dumo, velde-treano Parisiensi et Capitulo ejusdem seu eorum-rtdem certo mandato litteras quittanciæ eorum-

rrdem Parisiensi predicte asportando magno sigillétt Capituli predicti. Datum die et anno predictis.rrP. DE BltDERIA.»

Nous n’avons aucun renseignement sur de Faux-Buisson, ni sur ce Pierre de la Bruyère. Les motsque nous avons remplacés par des points sont illi-sibles sur le manuscrit.

(l) C’était alors Jacques de Bourbon; il aban-donna cette charge à la fin de 1 4 1 6 pour se marier.Sa femme mourut quatre ans après, et il se reliraau couvent des Célestins , ou il mourut en 1429.(Voyez le Gallia chnstiana, t. VII, col. 244 .)

m ttVidereturque tandem exhaurienda biblio-rrtbeca libris suis.» (Cl. Héméré, De academiaPari-siensi, p. 58 .)

(■’> Nicolas Albergali; il mourut vers 1 43 g, et futcanonisé en 1745 par Benoît XIV .

m tfEam ob causam canonici Parisienses impe-trtrarunt a cardinale S. Crucis in Hierusalem, le-