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Tome premier.
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LES ANCIENNES BIBLIOTHÈQUES DE PARIS .

L’année suivante, Gering et ses associés publièrent un traité de rhétorique com-posé par Guillaume Fichet ; la dédicace de l’auteur au cardinal Bessarion se ter-mine ainsi : «Ædibus Sorbonæ scriptum impressumque, anno uno et septua-«gesirno quadringintesimo supra millesimum, » et on lit à la fin de l’ouvrage h) :

In Paufioj^ Sotbona condiræ Ficheteærbetoticæ fintf t Robecti Gagutm fe<-qutS panagetiaïf in auftotem «

G. Fichet partit pour Rome en i h r ] 1, et Heynlin regagna l’Allemagne en 1 ^7 5 ;vers la même époque , les trois imprimeurs quittèrent le collège et transportèrentleurs presses rue Saint-Jacques, dans une maison qui lui appartenait et qui avaitpour enseigne un soleil d’or. Enfin, en mars iA 83 , ils se rapprochèrent de laSorbonne, qui leur loua par bail à vie, au prix de 9 livres par an, une maison ditedu Buis, et ad buxum, » et attenante au college < 1 2) 3 ; Gering y plaça son enseigne duSoleil d’Or et s’associa avec un Strasbourgeois nommé Berthold Rembold. a Gering,«dit A. Chevillier, étant ainsi revenu près des Docteurs, s’unit avec eux d’une si«étroite amitié qu’elle dura toute sa vie. Gomme il n’étoit point engagé dans le«mariage, il les visitoit souvent, se faisant un plaisir de converser avec eux, et un« honneur d’être à leur compagnie (3) . H leur communiquoit ses desseins et les con-«sultoit sur les ouvrages d’imprimerie qu’il entreprenoit et dont il faisoit présent«à leur biblioteque. Ce fut un avantage pour cette Société, qui, ayant toujours«été pauvre, a eu besoin en tout tems de trouver des amis qui eussent le pouvoir«et la volonté de la secourir dans ses nécessitez ( 4) . 11 Gering, en effet, tenait mêmesa bourse à la disposition du collège. En 1A93, l’ancien bâtiment de la biblio-thèque, qui depuis si longtemps menaçait ruine, s’écroula; et, comme la Sorbonnemanquait d’argent pour le faire reconstruire, Gering donna une somme de5 o livres ( 5 >. La communauté reconnut ce bienfait en recevant le vieil imprimeurau nombre des hôtes ( hospites ) de la Maison, titre qui, comme nous l’avons dit,lui conférait le droit d’y loger, d’être nourri à la table des docteurs et de tra-vailler dans la bibliothèque; par acte du 21 mai 1A9/1, passé devant notaires,le collège accorda «à Ulry Guérin un bûcher par bas, deux chambres faisant les«second et tiers étages, et tout le dessus, le tout avant vûë sur ruë !o) .n

(1) Bibliothèque Mazarine,incunables,n ° io 23 o.

(2) Regesta priorum Sorbonæ, p. 175 .

(3) «ltaque ab officina sua, quam in vico Sor-"bonæ erexerat, sub horam cibi capiendi, innaulam quotidie bonus Guarinus, laïco habitu,

(fvenitnbat, exceptus serena fronte sociorum.»

(Cl. Héraéré, Sorbonæ origines, disciplina, viri il-

lustres, etc. page 58; voyez encore page i3i.)

(1) A. Chevillier, De l’origine de l’imprimerie deParis , p. 84.

(5) A. Chevillier, De l’origine de l’imprimerie deParis , p. 84.

m L’acte est dans A. Chevillier, De l’origine del’imprimerie de Paris , p. 86.