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Tome premier.
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LES ANCIENNES BIBLIOTHÈQUES DE PABIS.

deffunci monseigneur Vemineniissime cardinal duc de Richelieu et de Fronsac , son grandoncle. Ledit inventaire et recollement faict par moy François Desclos, advocat en Parle-ment, à ce commis par ladite ordonnance, et en presence tant de M. Jacques Geoffroy, hi-hliolhequaire, qui a faict l’exhibition desdits livres, volumes et cahiers, que de M. PierreGaullray, requérant pour madite dame, ainsy qu’il ensuict

Cependant le petit-neveu de Richelieu , pas plus que sa tutrice, n’avaient pourles livres le même goût que le cardinal, et ils se souciaient assez peu des trésorsbibliographiques qu’ils tenaient de lui; ils laissèrent donc la. collection où elleétait, et ne s’inquiétèrent nullement de faire exécuter les prescriptions qui leuravaient été imposées. Suivant Tallemant des Réaux , ccFourille, grand mareschala des logis, voulut à toute force en avoir la clef quand le Roy alla loger au Palais;et ou y trouva pour sept à huit mille livres de livres, v II ajoute : rr Ce fat de La Serreet y loge présentement, et y a fait je ne sçay quel taudis

La Sorbonne, longtemps complice de ce désordre, ne songea à y mettre un termeque quand elle comprit à quel point ses intérêts étaient engagés dans la question.Elle rappela alors au duc de Richelieu, devenu majeur, que son grand-oncle avaitaccordé à la Société certains droits sur cette bibliothèque; qu’il avait, en outre,ordonné le payement de sommes assez importantes destinées à l’entretien de lacollection, aux appointements d’un bibliothécaire et aux gages d’un gardien ® ;puis, comme elle s’y attendait, n’obtenant rien sur ces différents points, rien surles réclamations déjà si anciennes qu’elle avait faites pour son propre compte, ellerésolut de s’emparer de cette riche collection. Avant tout, elle devait elle-même semettre en règle. Conformément aux termes du testament sur lequel elle s’appuyait,elle désigna, le 6 février 16 55 , trois docteurs : Cl. Morel, de Flavigny et Me-nessier, parmi lesquels le jeune duc devait choisir un bibliothécaireAvec ousans la participation du duc, Claude Morel fut nommé®, et un sieur Cochinatdut remplir les fonctions de gardien ®. Le duc de Richelieu défendit assez mol-lement une collection à laquelle il ne tenait guère; tout son souci fut d’en tirerle meilleur parti possible. Les choses traînèrent en longueur, on s’adressa à desarbitres, puis au Parlement, et la question ne se trouva définitivement résolueque par un arrêt du î k février 1660; en voici le texte : «La Cour... a ordonné«et ordonne que les livres de ladite bibliothèque dudit feu cardinal duc de Ri-«chelieu, tablettes et autres choses en dependans, estant de prescrit en un lieu«destiné par ledit feu cardinal duc de Richelieu^ seront portez, à la diligence

Bibliothèque impériale, manuscrits, fonde'dela Sorbonne, n° 12G8.

Tallemant des Réaux , Historiettes, t. II,p. 54 .

() Voyez Regesta priorum Sorbonœ, p. 900.m «Nominati sunt viva voce très e S. M. N.«nempe S. M. N. Morel, de Flavigny et Menes-

rrsier, e quibus unus assumeretur et eligeretur abrrillustrissimo duce Ricbelæo, qui curam haberetrrbibliothecæ defuncti eminentissimi cardinalis Ri-ttchelæi, juxta testamentum ipsius. » (Regesta prio-rum Sorbonœ, p. 903.)

(5) Voyez Regestapriorum Sorbonœ, p. 905.m Journal des Savants , n° de mai 1788, p. 3 oo.