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Tome premier.
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COLLÈGE DE SORBONNE.

r? desdits de Sorbonne et aux frais dudit duc de Richelieu, en la Maison de Sor-rtbonne, pour y demeurer à perpétuité et être annexez à la bibliothèque d’icelle,r A condamné et condamne ledit duc de Richelieu payer auxdits de Sorbonne lacsomme de trente mille livres, pour être employée aux logement, accommode-mnent, ornemens et nécessitez de ladite bibliothèque, et de payer annuellementcà ladite Maison de Sorbonne, à commencer du i cr octobre dernier passé, lacrsomme de six cens livres, rachetable de douze mille livres, pour les appointe-« mens d’un bibliothécaire tel que lesdits de Sorbonne adviseront de commettre,r lesquels appointerions seront payez par lesdits de Sorbonne audit Morel, biblio-«• thecaire, sa vie durant; et après son deceds seront lesdits appointemens payez para lesdits de Sorbonne au bibliothécaire qui sera nommé par eux. Ensemble sera^payé par ledit duc de Richelieu audit Morel la somme de onze cens livres, .àce laquelle ont esté modérez tous les arrerages par luy prétendus du passé. Et cet- faisant, a déchargé ledit duc de Richelieu, ensemble les maisons basties et à bastirccà l’entour du palais Cardinal qui ne font point partie dudit palais, du surplusP des appointemens dudit bibliothécaire et autres charges portées par ledit testa-rc ment touchant ladite bibliothèque. Même pourra ledit duc de Richelieu disposercc du lieu où est ladite bibliothèque et autres places et maisons circonvoisines des-tinées pour le bastiment de l’botel de Richelieu, et les vendre si bon luy semble,cc à la charge que les deniers en provenant seront, avant tous autres, employés aur payement des sommes ci-dessus et de celles portées par la sentence arbitralecc rendue entre les parties le 22 septembre dernier, et au parachèvement des ba-crtimens et ouvrages de Sorbonne aussi énoncés en ladite sentence arbitrale... ( ' 0 i

La bibliothèque tout entière était donc attribuée à la Sorbonne; le duc devait,en outre, 3o,ooo livres pour les dépenses d’appropriation dans les bâtiments ducollège, et une rente de 600 livres pour les appointemens du bibliothécaire. Ona vu que la Sorbonne s’était fait donner, de plus, le mobilier qui garnissait labibliothèque du cardinal; c’était peine à peu près superflue, car voici de quoiil se composait alors :

Ensuivent les tablettes et meubles qui se sont trouvés es deux chambres de ladicte bi-bliothecque .

cc Premièrement, sept tablettes peintes en verd, de sept pieds de largeur oucc environ, à cinq rangées de planches sans aucune laçon ny ornement, avec lecd'ond de bois, le tout tel quel.

ce Cinq autres demy tablettes de mesme qualité.

(l) On trouve cet arrêt, écrit sur vélin, aux Ar-chives de l’Empire, série S, carton n° 6212. Il aété publié dans la Réponse de M. de Guignes a lalettre de M. G. de Sansale, insérée au Journal desSavants , n° de mai 1788, p. 3 oo. Il figure aussi

dans la brochure suivante : Mémoire touchant ledifférend qui est entre monsieur Morel, bibliothécairede la Maison de Sorbonne, de la fondation de M. lecardinal de Richelieu, et le sieur Chcvillier, aussi bi-bliothécaire de ladite maison.

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