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Tome premier.
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COLLÈGE DE SORBONNE.

Bonne, et qu’il y ait un bibliotecquaire qui en ayt la charge, aux gages de mil livres par an;lesquelz gages et appointemens je veux estre pris par chacun an par preference à toutes autrescharges, de quartier en quartier, et par advance, sur le revenu des arrentemens des maisonsbasties et à bastir à l’entour du parcq du pallais Cardinal, lesquelles ne font part dudit pallais;et je veux et entends que, moyennant lesdiz mil livres d’appointemens, il soit tenu de conserverladite bibliotecque, la tenir en bon estât, et y donner l’entrée à certaines heures du jour auxhommes de lettres et d’érudition, pour veoir les livres et en prendre communication dans lelieu de ladite bibliotecque, sans transporter les livres ailleurs. Et en cas qu’il n’y ait aucunbibliotecquaire lors de mon decedz, je veux et ordonne que la Sorbonne en nomme trois auditArmand de Vignerot, et à ses successeurs qui seront ducs de Richelieu, pour choisir celuy destrois qu’ilz jugeront le plus à propos; ce qui sera tousjours observé lors qu’il sera necessaire demettre un nouveau bibliotecquaire.

Et d’aullant que, pour la conservation du lieu et des livres de ladite bibliotecque, il sera besoinde netoyer souvent, j’entendz qu’il soit choisy par mondit nepveu ung homme propre à cet eflecl,qui sera obligé de ballavcr tous les jours une fois ladite bibliotecque, et d’essuyer les livres et lesarmoires dans lesquelles ilz seront; et pour luy donner moyen de s’entretenir et de fournir lesballays et autres choses necessaires pour ledit netoyement, je veux qu’il ayt quatre cens livresde gaiges par an, à prendre sur le mesme fondz que ceux dudit bibliotecquaire, et en la mesmeforme; ce qui sera fait, ainsy que ce qui concerne ledit bibliotecquaire, par les soins et parl’auctorité de mondit nepveu et de ses successeurs en la possession dudit hostel de Richelieu.

Et d’aultant qu’il est necessaire, pour maintenir une bibliotecque en sa perfection, d’y mettrede temps en temps les bons livres qui seront imprimez de nouveau, ou ceux des anciens qui ypeuvent manquer, je veux et ordonne qu’il soit employé la somme de mil livres par chacun anen acbapt de livres, par l’advis des docteurs qui seront députez tous les ans par la Sorbonnepour faire l’inventaire de ladite bibliotecque; laquelle somme de mil livres sera pareillementprise par prcferance à toutes autres charges, excepté celles des deux articles cy dessus, sur leditrevenu des arentemens des maisons qui ont esté et seront basties allentour du pallais Car-dinal.

Je déclaré que mon intention et volonté est, en cas que lors de mon deceds ledit Armand deVignerot, ou celuy de ses freres à son defaut qui viendra à ma succession en vertu de ce mientestament, ne soit encore majeur, que ma niepce la Duchesse d’Eguillon ait l’administration etconduitte tant de sa personne que desdits biens que je luy donne, jusques a ce quil soit venuen aage de majorité, sans que madite niepce la Duchesse d’Eguillon soit tenue d’en rendreaucun compte audit Armand de Vignerot ny à quelque personne que ce soit.

Mon intention est que les exécuteurs de mon testament et madite niepce la Duchessed’Eguillon ayent le maniment durant trois ans, à conter du jour qu’il aura pieu à Dieu disposerde moy, des deux tiers du revenu de tout mon bien, l’autre tiers demeurant a mesdits heritiers,pour estre lesdits deux tiers employez au payement de ce qui pourrait rester a acquitter de mesdebtes, de mes legs, et à la despense des bastimens que j’ay ordonne estre faits et achevez, sça-voir : de l’eglise de la Sorbonne de Paris , ornemens et ameublemens dicelle; de ma sépulture,que je veux estre faite en ladite eglise suivant le dessein qui en sera arresté par ma niepce laDuchesse d’Eguillon et M. des Noyers du College de Sorbonne, suivant le dessein que j’en ayarresté avec Monsieur des Noyers et le sieur Mercier, architecte; a lachapt des places necessairestant pour l'édification dudit College que pour le jardin de la Sorbonne, suivant les prisées etestimations qui en ont esté faictes; comme encore à la despense del’hostel de Richelieu que j’ayordonné estre fait joignant le Palais; de la biblioteque dudit hostel, dont les fondations sont

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