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Tome deuxième.
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CARMES DE LA PLACE MAUBERT.

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Laurent Bureau, qui fut évêque de Sisteron, provincial de Narbonne et con-fesseur de Louis XII, était entré fort jeune dans l’ordre des Carmes , auquelil portait une vive affection, comme le prouve le poëme qu’il a composé à lalouange d’Élie®. En 1/196, il donna quelques volumes au couvent de la placeMaubert®; puis, en 1698, il lui fournit l’argent nécessaire à la reliure de plu-sieurs manuscrits. Les religieux, pour perpétuer le souvenir de sa générosité,inscrivirent sur quelques-uns de ces volumes la note suivante : ccOrate pro fratrecrLaurentio Burelli, Divionensi, Carmelitarum doctore, tbeologo Parisiensi, pro-ff vinciali Narbone, et cbristianissimi Francorum regis Ludovici XII confessore, quiet hoc volumen et complura alia religari fecit. Anuo Dominice salutis m° quad mo« nonage mo octavo. Ad cujus votum, in rei rnemoriam, ego lrater Johannes Cliase-nrandi, regens conventus Parisiensis, meo manuali signo presens scriptum subsig-rrnavi, anno quo supra. Ita est : Chaserandi, avec paraphe ®.r> Les Carmes avaientdonc déjà un certain nombre de bons manuscrits, et ce premier fonds ne devaitpas tarder à s’augmenter. Eu i 55 a, un religieux nommé Thomas Sauvée ajoutaencore plusieurs volumes à la collection du couvent ®.

Au mois de juillet 1 568 , on enterrait dans l’église des Carmes le libraire GillesCorrozet, le premier qui ait eu l’idée de publier en français une description deParis ®. Son épitaphe, placée dans le cloître, était conçue en ces termes :

L’an mil cinq cens soixante liait,A six heures avant minuit,

Le quatriesme de Juillet,

Décéda Gilles Corrozet ,

Agé de cinquante huit ans,

Qui Libraire fut en son temps.Son corps repose en ce lieu cy :A l’âme Dieu fasse mercy (°>.

La famille Corrozet était fort al tachée à la Maison des Carmes, et un parent deGilles, son fils peut-être, fut, en 15 ^ 1 , bibliothécaire du couvent. Il paraît avoirrempli ses fonctions avec un grand zèle; car on trouve sur plusieurs manuscritsdes notes bibliographiques écrites de sa main, et qu’il a presque toujours pris soinde signer®. Il laissa aussi quelques volumes au monastère, comme l’indiquecette inscription : a Ex dono fratris Antho. Corrozet , Parisiensis®. v

Nous avons encore à constater vers cette époque diverses libéralités, auxquellesil est impossible d’assigner une date certaine. Parmi celles qui semblent avoir eule plus d’importance, il faut mentionner le legs du au frère profès Mathieu Mas-

(l> In laudem Eüw patriarchœ Carmelitarum.m Bibliothèque impériale, Manuscrits, fonds la-tin, n°‘ 2 o 46 et 2473 .

(3) Bibliothèque Mazarine , Manuscrits, n° T 4o8.Une inscription à peu près identique se trouvedans le manuscrit coté n° 3i84, fonds latin, àla Bibliothèque impériale.

(i) On lit à la fin : rdstum librum dédit libra-irie Parisiensi frater Thomas Sauvée, ordinis Car-

meli.» (Voyez, entre autres, à la bibliothèque Ma-zarine , le manuscrit n° 678 .)

(5) La Jleur des antiquitez et singularitez de la .nohle et triomphante ville et cité de Paris , et les nomsdes rues, églises et collèges, Paris , i 532, in- 8 °.

(6) Lerouge, Curiosités de Paris , t. I, p. 4o3.

(7) Voyez à la bibliothèque Mazarine les manus-crits cotés T hh, T 72 , T ig3.

(8) Biblioth. Mazarine, Incunables, n° 1 yy h H.