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Tome deuxième.
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BIBLIOTHÈQUE DU ROI.

document, qui renferme plusieurs particularités intéressantes, nous apprend quel’appropriation du nouveau local fut entreprise dans les premiers mois de l’année1367. Par 1111 marché passé le 1 h mars, Jacques du Parvis et Jean Grosbois,huchiers, se chargèrent, moyennant 5o francs dor, de diminuer d un pied et detransporter à la tour du Louvre les pupitres et les roues qui garnissaient la biblio-thèque de la Cité; ils fournirent en même temps d’autres sièges «de merien«nuef 15 pour remplacer les anciens qui furent trouvés «trop viezh).^ Le nouveaulocal fut organisé avec uu grand luxe; les murs de la salle du premiei étagefurent entièrement lambrissés de bois d’Irlande sculptés, et les voûtes recouvertesde bois de cyprès. Le k mai 1368, on paya 18 francs d’or au «cagetier» PierreLescot , qui avait garni les deux étages de grillages destinés à défendre les livresdes atteintes des «ovseaux et autres bestes^. n Les volumes, suivant la coutumede cette époque, étaient enchaînés et posés à plat sur des lettrins ou pupitresdisposés tout autour de la pièce< 3) . Enfin, ce qui tendrait à faire supposer quele roi venait parfois travailler au milieu de ses livres, il avait voulu que trentechandeliers et une lampe d’argent y restassent allumés pendant la nuiC 4 b

La situation de la tour qui renfermait cette bibliothèque a été déterminée de lamanière la plus rigoureuse par M. A. Berty dans son travail sur la Topographiehistorique du vieux Pans Appelée d abord « tour de la Faucoiineiiefl, 11 elle occu-pait l’angle nord-ouest du Louvre, et prit le nom de «tour de la Librairies aprèsque Charles V y eut installé ses livres.

(1> «A Jacques du Parvis et Jean Grosbois, hu-«cliiers, pour leur peine d’avoir dessemblé tous les« bancs et deux roes qui estaient en la librairie duff Pioy au palais, et iceux faict venir and. Louvre,

"avec les lettrins et icelles roes estrécies chacune«d’un pied tout autour; et tout rassemblé et pendu«les lettrins es deux derraines estages de la tours,

«devers la Fauconnerie , pour mettre les livres du« P, °y; et lambroissié de bois d’Ulande le premier«diceux deux estages tout autour par dedans, au«pris de l francs d’or, par marché faict à eux par«led. maistre Jacques, xiv° jour de mars 1367. Et«depuis, pour ce que les sièges estaient trop viez«°nt esté faictz de merien nuef que lesd. huchiers«°nt quis, dont led. marché leur a esté creu de vin«francs, tant pour ce que pour courbe et siages de«rx pièces degrans bois.* [Compte des dépenses faitesPar Charles Vau château du Louvre, n° 106, p. 28. )

« A Pierre Lescot , cagetier, pour avoir faict et« Poil lissé de fil d’archas au devant de deux croisiées«de châssis et de deux fenestres flamengés ez deux«derrains estages de la tour devers la Fauconnerie ,

« a ud.Louvre, où est ordonné la librairie du Roy,

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t pour deffense des oyseaux et autres bestes, à cause<■< et pour la garde des livres qui y seront mis; pourrfil d’archas, crochet de fer et peine de ce, paretmarchié faict à luy par led. maistre Jacques,rt/F jour de mai 1 368 , et quictance 3 juin ensui-ervant, en xviii francs d’or xmi 1. vu s. p.* ( Comptedes dépensesfaites par Charles V au château du Louvre,n° 108. p. 29.)

(3) «A Andrieu du Verger, febvre, pour x treillistr de fer, deux cents petits gons et deux cents cro-rr ellets de fer, pour la librairie du Roy, et illectr ferré deux forts huis, et plusieurs autres besognesrrde son mestier par lui faictes et livrées aud. chaste!culu Louvre, laquelle le Roy nostred. seigneur luyrrdoil xxini 1. mis. vi d. » ( Compte des dépenses faitespar Charles Vau château du Louvre, n° 117, p. 3 1. )

(4) Sauvai, Histoire des antiquités de la ville deParis, t. II, p. 1 5 . Il faut cependant remarquer quecette dépense se trouve portée, non au compte delàtour de la Librairie, mais à celui de la grosse tour.

!6) T. I", p. iù 5 . Voyez aussi le plan qui accom-pagne la page 1 ay.

((i) Voyez ci-dessus les notes 1 et 2.

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