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Fac-Similé héliographique.
Flan de Jouvan de Rochefort ( 1676).
COLLEGE DES GRASSINS.
Par son testament du 16 octobre 1 56 g, Pierre Grassin, sieur d’Albon , conseil-ler au Parlement de Paris , ordonna qu’une somme de 3 o,ooo livres fût prisesur ses biens et employée à la fondation d’un collège. Il voulait, on outre, que,si son fils mourait sans enfant, cette somme fût portée à 90,000 livresû). Ce filssurvécut peu à son père; il s’associa à sa pensée et choisit, comme lui, pour exé-cuteur testamentaire l’avocat Thierry Grassin, son oncle. Celui-ci, désireux decontribuer aussi pour sa part à la création du collège, acheta aussitôt entre larue des Sept-Yoies et la rue des Amandiers six maisons qu’il paya de sa bourse (2) .Enfin, le dimanche 5 février i 58 û, il fit son testament, qui contient encore denombreuses libéralités en faveur de la nouvelle fondation; il songe même à la doterd’une bibliothèque, il veut ccque tous et chacuns les livres imprimez qui se trou-er veront au jour de son décez en la maison où il est demeurant rue Saint-Avoye,k tant du feu sieur d’Albon , son frère, que de son neveu et de luy, soient prisa pour en faire une librairie au college des Grassins, pour l’instruction de ceux quiet habiteront ledit collège; et desquels il veut après son décez estre fait un inven-taire fidèle, lequel avec la clef d’icelle librairie demeurera en la possession du«principal dudit collège. 1 »
Le collège des Grassins prospéra d’abord. Il passa ensuite en des mains inha-biles, et, au commencement du xvm e siècle, ses revenus avaient tellement dimi-
<*> J. Dubreul, Thealre des anüquilez de Paris , (S) Piganiol de ta Force, Description historique dep. 55g. Paris , t. VI, p. 5 1 .
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