268
LES ANCIENNES BIBLIOTHÈQUES DE PARIS .
nué, que'le Parlement dut intervenir. La bibliothèque était alors fort négligée, etil n’èn existait point d’inventaire; le Parlement ordonna, le îk mai 1710, qu’ilen serait fait un, et il chargea de ce soin le sieur Cochet, et professeur de lettresff humainesW. ■» Il arrêta en même temps que, jusqu’au jour où le collège seraitlibéré de toutes dettes, douze de ses bourses resteraient supprimées.
Il existait heureusement encore un descendant de la famille des Grassins; il sechargea d’acquitter les dettes de l’établissement®, qui resta en exercice jusqu’à laRévolution. Il ne restait plus guère alors de la bibliothèque primitive que les livresqu’y avait mis Thierry Grassin deux siècles auparavant; c’étaient une quarantainede volumes renfermant plusieurs traités des Pères de l’Église et quelques ouvragesde théologie mystique®. Presque tous portaient sur les plats cette marque
qui datait de l’époque où le collège était encore florissant.
La rue de l’École-Polytechnique a coupé les bâtiments de ce collège. Il n’enreste aujourd’hui que quelques-uns et l’ancienne allée de la rue des Amandiers(aujourd’hui Laplace ) avec sa porte monumentale.
(1) Félibien, Histoire de Paris, t. III, p. 689. <3) BéguilletetPoncelin, Histoire de Paris (1781);
lS) D’Auvigny, elc. Histoire de Paris , t. V,p. à^o. t.TII, p. 217.