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PAIX GÉNÉRALE.

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maire. On ne pouvait mieux en choisir le jour, car c’était à la révolu-tion du 18 brumaire qu’il fallait attribuer tant de beaux résultats.Lord Cornwallis dut y assister. Il arriva le 16 brumaire (7 novembre)à Paris avec un grand nombre de scs compatriotes. A peine la signa-ture des préliminaires avait-elle été donnée, que les demandes de passe-ports pour la France selaieiil multipliées chez M. Otto. On en avaitenvoyé trois cents. Cela ne suffit pas, il fallut en envoyer un nombreillimité. Les bâtiments destinés à venir chercher des denrées françaises,et à nous apporter des marchandises anglaises, mirent le même em-pressement à obtenir des sauf-conduits. Toutes ces demandes furentaccordées avec la plus parfaite bonne volonté, et les relations se trou-vèrent rétablies sur-le-champ avec une promptitude et une ardeur in-croyables. Le 18 brumaire, Paris était déjà rempli d'Anglais , impa-tients de voir celle France si nouvelle, et devenue tout à coup sibrillante, de voir surtout l’homme qui dans ce moment faisait l’admi-ration de l’Angleterre et du monde. L’illustre Fox était du nombre desAnglais impatients de visiter la France . Le jour de cette fête, qui futbelle par la joie paisible et profonde de toutes les classes de citoyens,la circulation des voitures était interdite. On n’avait fait d’exceptionque pour lord Cornwallis . La foule s’ouvrait avec empressement et res-pect devant cet honorable représentant des armées anglaises, qui ve-nait faire la paix de sa nation avec la nôtre. Il était surpris de trouvercelte France si différente des tableaux hideux qu’en traçaient à Londres les émigrés. Tous ses compatriotes partageaient le même sentiment,et l’exprimaient avec une naïve admiration.

Tandis que cette fête avait lieu à Paris , un banquet superbe étaitdonné à Londres dans la Cité, et on y portait, au milieu des acclama-tions les plus vives, les toasts suivants :

Au roi de la Grande-Bretagne !

Au prince de Galles !

A la liberté, à la prospérité des royaumes unis de la Grande-Bretagneet de l’Irlande !

Au premier consul Bonaparte, à la liberté, au bonheur de la répu-blique FRANÇAISE !

Des acclamations bruyantes et unanimes accompagnèrent ce derniertoast.

La paix de la France était faite avec toutes les puissances de la terre.Il restait une seule paix à conclure, plus difficile peut-être que les pré-