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CONCOKDAT.

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convenir dans la société du moyen âge, être utile alors h la civilisation;mais il était inadmissible au dix-huitième siècle. L’assemblée consti-tuante avait bien fait de l’abolir, et de mettre à la place un clergé vouéuniquement aux fonctions du culte, étranger aux délibérations del'État, salarié au lieu d’être propriétaire. Mais c’était exiger beaucoupdu saint-siége, que de lui demander l'approbation de tels changements.Si on voulait réussir, il fallait s’en tenir là , et ne pas lui fournir unprétexte légitime de dire qu’on attaquait la religion elle-même dans cequelle avait d’immuable et de sacré. L’assemblée constituante, pousséepar ce goût de régularité, si naturel à l’esprit des réformateurs, assi-mila, sans hésiter, l'administration de l’Eglise à celle de l'État. Il yavait des diocèses trop vastes, d'autres trop restreints; elle voulut quela circonscription ecclésiastique fût la même que la circonscription ad-ministrative , et créa un diocèse par département. Rendant électivestoutes les fonctions civiles et judiciaires , elle voulut rendre électivesaussi les fonctions ecclésiastiques. Cette disposition lui paraissaitd’ailleurs un retour aux temps de la primitive Église, où les évêquesétaient élus par les fidèles. Elle supprima du même coup l'institutioncanonique, c’est-à-dire la confirmation des évêques par le pape; et detoutes ces dispositions, elle composa ce qu’on a nommé la constitutioncivile du clergé. Les hommes qui agissaient de la sorte étaient animésd’intentions fort pieuses. C elaient des croyants véritables , des jansé-nistes fervents, mais des esprits étroits, entêtés de disputes théologiques,esprits, par conséquent, fort dangereux dans les affaires humaines. Pourcompléter la faute, ils exigèrent du clergé français qu'il prêtât sermentà la constitution civile. Celait faire naître un cas de conscience pourles prêtres sincères, et un prétexte pour les prêtres malveillants : c’é-tait, en un mot, préparer un schisme. Rome , déjà blessée des malheursdu trône, fut bientôt irritée des malheurs de l’autel. Elle interdit leserment. Une partie du clergé, fidèle à sa voix, refusa de le prêter;une autre partie y consentit, et forma, sous le titre de clergé asser-mcntc\ ou constitutionnel, le clergé reconnu par l’État, et seul admisà exercer les fonctions du culte. On ne proscrivit pas encore les prêtres;on se contenta d’interdire l’exercice du sacerdoce aux uns, et d’en in-vestir les autres. Mais les prêtres mis à l’écart furent généralementpréférés par les fidèles, parce que la conscience religieuse est suscep-tible, prompte à s’alarmer, défiante surtout du pouvoir. Elle se tour-nait vers les ecclésiastiques qui passaient pour orthodoxes, et qui sem-