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, CONCOIiDAT.

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tentent révolutionnaire ou religieux. Mais on va voir à quel point lebien est difficile à exécuter, même quand il est nécessaire, mêmequand il est un besoin réel et pressant; car malheureusement, de cequ'il est un besoin, il n’en résulte pas qu’il soit une notion claire,évidente, non susceptible de contestation.

A Paris , il y avait le parti des railleurs, des sectateurs encore vi-vants de la philosophie du dix-liuitième siècle, des anciens jansénistesdevenus prêtres constitutionnels, et enfin des généraux imbus de pré-jugés vulgaires : c’était l’obstacle du côté de la France. Mais à Rome ,il y avait la fidélité aux précédents antiques, la crainte de toucher audogme en touchant à la discipline, des scrupules religieux sincères ouaffectés, surtout des ressentiments contre notre révolution, et en parti-eulier une sorte de complaisance à l’égard du parti royaliste français ,composé d’émigrés, prêtres ou nobles, les uns résidant à Rome , lesautres correspondant avec elle, tous ennemis passionnés de la France et du nouvel ordre de choses qui commençait à s’y établir : c’était l’ob-stacle du côté du saint-siège.

Le premier consul persista dans son plan avec une fermeté, une pa-tience invincibles, pendant l'une des plus longues et des plus difficilesnégociations connues dans l’histoire de l’Église. Jamais les pouvoirstemporel et spirituel ne s’étaient rencontrés en de plus grandes cir-constances, jamais ils n’avaient été plus dignement représentés.

Ce jeune homme si sensé, si profond dans ses vues; mais si im-pétueux dans ses volontés, qui gouvernait la France , ce jeune homme,par un singulier dessein de la Providence, se trouvait placé sur lascène du monde, en présence d’un pontife d’une vertu rare, d’unephysionomie et d’un caractère angéliques, mais d’une ténacité capablede braver jusqu’au martyre, lorsqu’il croyait compromis les intérêts dola foi ou ceux de la cour romaine. Sa figure, vive et douce à la fois,exprimait bien la sensibilité un peu exaltée de son âme. Agé d’environsoixante ans, faible de santé quoiqu’il ait vécu longtemps, portant latète inclinée, doué d’un regard fin et pénétrant, d’un langage touchantet gracieux, il était le digne représentant, non plus de cette religionimpérieuse qui, sous Grégoire VII , commandait et méritait de com-mander à l’Europe barbare, mais de cette religion persécutée, qui,n’ayant plus dans ses mains les foudres de l’Eglise, ne pouvait exercersur les hommes d’autre puissance que celle d’une douce persuasion.

Un attrait secret l’attachait au généra! Bonaparte. Us s’étaient ren-