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LIVRE Xlï.

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fl’un tel désir était difficile. On se hâta néanmoins dans l’expéditionde ces détails, afin de retarder le moins possible le grand acte de larestauration religieuse.

Le premier consul ne publia point encore le traité signé avec lepape, car auparavant il fallait avoir reçu les ratifications. Mais il en fitpart au conseil d'État, dans la séance du 6 août (18 thermidor). Il necommuniqua point l’acte dans sa teneur, il se contenta d’en donnerune analyse substantielle, et accompagna cette analyse de l’énuméra-tion des motifs qui avaient décidé le gouvernement. Ceux qui l’enten-dirent ce jour-là furent frappés de la précision, de la vigueur, de lahauteur de son langage. C’était l’éloquence du magistrat chef d’empire.Cependant, s’ils furent saisis de cette éloquence simple et nerveuse,que Cicéron appelait chez César vim Cœsaris, ils furent peu ramenésà l’œuvre du premier consul *. Ils restèrent mornes et muets, commeS’ils avaient vu périr avec le schisme une des œuvres les plus regret-tables de la révolution. L’acte n’étant pas soumis encore aux délibéra-tions du conseil d’Etat, il n’y avait ni à le discuter ni à le voter. Rienlie troubla la froideur silencieuse de cette scène. On se tut, on se séparasans mot dire, sans exprimer un suffrage. Mais le premier consul avaitmontré sa volonté, désormais irrévocable, et c’était beaucoup pour uneinfinité de gens. C’était au moins le silence assuré de ceux qui neVoulaient pas lui déplaire, et de ceux aussi qui, respectant son génie,reconnaissant l’immensité des biens qu’il versait sur la France , étaientdécidés à lui passer même des fautes.

Le premier consul, pensant qu’il avait maintenant assez stimulé la

1 Le lire de monsignor Spina au cardinal Cousalvi, secrétaire d'État :

Pariai, H agosto.

Giovedi scorso il primo console essendo al consiglio di stato, instruito che inParigi si parla délia convenzione da esso fatta con -sua santità, e clic ognuno igno-randone il preciso ne parla e fa dei comenti a seconda délia propria immagina-zionc. presc dà cii) ragione di eommunicarne al consiglio medesirno I’inticro tenore.Sô che parlo un ora e mezza, dimostrandone la nécessita et l’utililà, e mi vieilriferito che parlasse eecellentemente. Siccome non richiesequal fosse il parère delsuo consiglio, ognuno si tacque. Non ho ancora poluto saperc quale impressionelacessc nell’ animo dei cousiglieri in generale. 1 buoni ne godettero, ma il numérokh questi è ben ristretto. Procurerb d’indagare quai sia F impressione fatta inquelli che sono di diversa opinione. Pare elle il primo console andar voglia pre-parando gli spirili di quelli che sono nemici di questa operazione a non contra-riarla, ma nulla otterrà fino a che non prende qualche misura più cnergica controi eostituzionali, e lino a che lascia il culto cattolico esposto alla sfcrza del ministrodélia pulizia.