CONCORDAT.
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cour de Rome , jiugea qu'il fallait mettre lin au prétendu concile desconstitutionnels. En conséquence il leur ordonna de se séparer, et ilsobéirent. Aucun d'eux n'auràit osé blesser l'autorité qui allait distri-buer soixante siégges, relevés cette lois par l'institution pontificale. Ense séparant, ils présentèrent au premier consul un acte convenable dansla forme et qui ciontenait leurs vues relativement au nouvel établisse-ment religieux. III renfermait les propositions que nous avons déjà faitconnaître.
Le cardinal Comsalvi était parti de Paris pour retourner à Rome , etramener M. de Ciacault auprès du saint-siège. Le pape soupirait aprèsce double retour, car la basse Italie était dangereusement agitée. Lespatriotes italiens de Naples et de l'État romain attendaient avec impa-tience l’occasion (d'un nouveau bouleversement, et les bandits de l'an-cien parti Ruffo, les sicaires de la reine de Naples, ne demandaient pasmieux qu’un préitexte pour se jeter sur les Français. Ces hommes, sidifférents d’intemtion, étaient prêts à unir leurs efforts pour toutmettre en confusion. La nouvelle de l’accord établi entre les deux gou^vernements français et romain, la certitude de l’intervention du gé-géral Murat placé dans le voisinage à la tète d'une armée, continrent,les esprits, et prévinrent ces sinistres projets. Le pape fut ravi envoyant revenir à Rome le cardinal Consalvi et le ministre de France .Sur-le-champ il convoqua la congrégation des cardinaux afin de leursoumettre le noiuvel ouvrage, et il fit préparer les bulles, les brefs,tous les actes enilin, suite nécessaire du concordat. Le digne pontifeétait joyeux, maiis agité. Il avait la certitude de bien faire, et de n’im*moler que des iintérèts de faction au bien général de l'Église. Mais leblâme du vieux parti du trône et de l'autel éclatait avec violence àRom e, et, bieni que le saint-père eûtéloigné de lui tous les malveil-lants, il entendait leurs paroles amères ; il en était ému. Le cardinalMaury, jugeant avec la supériorité de son esprit la cause de l'émigra-tion perdue, et déjà peut-être voyant avec une secrète satisfaction lemoment d’un rapatriement général pour tous les hommes qui gé-missaient loin dte leur pays, le cardinal Maury se tenait à l’écart dansson évêché de Mlonteliascone, s’occupant uniquement des soins d’unebibliothèque quii charmait son exil. Le pape, pour ne donner aucunombrage au prremier consul, avait d’ailleurs fait sentir à ce cardinalque sa retraite absolue à Montefiascone était, dans le moment, uneconvenance du gouvernement pontifical.