IES SÉCULARISATIONS.
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une partie du département du Mont-Terrible. Même à ces conditions,ils répugnaient encore à céder le Valais ; et comme sous les intérêtsappelés généraux se cachent souvent des intérêts très-particuliers, lespetits cantons, redoutant pour la route du Saint-Golbard la rivalité decelle du Simplon , poussaient au refus de 1 échange proposé. Le pre-mier consul avait fait occuper provisoirement le Valais par trois batail-lons, ne voulant du reste prendre aucun parti avant l’arrangementgénéral des allaires helvétiques.
En attendant l’organisation définitive de la Suisse , il avait été forméun gouvernement temporaire, composé d'un conseil executif et d’uncorps législatif peu nombreux. Divers projets de constitution avaientété rédigés, et secrètement soumis au premier consul. Celui-ci, entreces divers projets, en avait préféré un qui lui semblait conçu dans desvues plus sages, et l’avait renvoyé à Berne avec une sorte de recom-mandation. Le gouvernement provisoire , composé lui-même des pa-triotes les plus modérés, avait adopté cette constitution, et l’avait pré-sentée à l’acceptation d’une diète générale. Le parti unitaire exaltécomptait dans cette diète une majorité considérable, 50 voix sur 80.Bientôt il déclara la diète constituante, rédigea un nouveau projet dansles idées de l’unité absolue, et, affectant même de braver la France ,proclama le Valais partie intégrante du sol de la confédération helvé-tique. Les représentants des petits cantons se retirèrent, en déclarantqu’ils ne se soumettraient jamais à une pareille constitution. Maîtresdu gouvernement provisoire, les patriotes modérés, en voyant ce quise passait, se concertèrent avec le ministre de France Verninac, etprirent un arrêté par lequel ils cassèrent la diète pour avoir excédé sespouvoirs, et s’être faite assemblée constituante lorsqu’elle n’était pointappelée à l’être. Ils mirent eux-mêmes en vigueur la nouvelle consti-tution du 29 mai 1801, et procédèrent à l’élection des autorités quelleinstituait. Ces autorités étaient le sénat, le petit conseil, et le landam-man. Le sénat se composait de vingt-cinq membres ; il nommait lepetit conseil, qui se composait de sept, et le landamman, qui était lechef de la république. Le sénat ne nommait pas seulement ces deuxautorités, il les conseillait aussi. Comme les patriotes modérés avaientsur les bras les unitaires exaltés, qu’on venait de disperser en cassantla diète, ils furent obligés de ménager le parti contraire, celui desoligarques. Ils choisirent dans son sein les hommes les plus sages, pourse les adjoindre, et les comprirent dans le sénat. Ils les mêlèrent avec