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LES SECULARISATIONS .

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mais elle convint en même temps d’adopter les bases principales dupartage territorial, dans un conclusum préalable, en arrêtant que leschangements qui devaient y être faits, le seraient d’un commun ac-cord avec les ministres des puissances médiatrices. Il était entendu,de plus, que tout ce travail serait terminé au 24 octobre 1802 (2 bru-maire an XI), ce qui faisait deux mois, à partir non du jour de la décla-ration des puissances, mais du jour où leur note avait été dictée à ladéputation, c’est-à-dire lue et transcrite dans les procès-verbaux de ladiète.

Le 8 septembre (21 fructidor), ce conclusum préalable fut adopté,malgré tous les efforts du ministre impérial, M. de Ilugel. Brande-bourg, Bavière , Wurtemberg, Hesse-Cassel, Mayence, c’est-à-dire cinqÉtats sur huit, admirent le conclusum préalable, comprenant l’en-semble du plan, sauf quelques modifications accessoires, qu’on devait yapporter d'accord avec les ministres médiateurs. Dans cette séance,Saxe fit un pas, en émettant un avis moyen. Cet État voulait qu’onreçût le plan comme un fil de direction dans le labyrinthe des indem-nités.

Bohême, ordre Teutonique , s’opposèrent à l’adoption. D'après lesformes constitutionnelles le ministre impérial aurait dù communiquerle conclusum voté aux ministres médiateurs. M. de Ilugel s’obstina àn’en rien faire. Du reste, il était sans cesse à s’excuser des obstaclesqu’il apportait à la négociation, et faisait tous ses efforts pour provoquerune ouverture amicale de la part des ministres de France et de Russie ,leur répétant chaque jour que le moindre avantage concédé à la maisond’Autriche , pour sauver au moins son honneur, la déciderait à laisserpasser le travail. Toute sa politique consistait maintenant à fatiguer lesdeux légations française et russe, afin d’amener le premier consul, soità une concession de territoire sur l’Inn, soit à une combinaison desvoix dans les trois collèges, qui assurât la conservation de l’influenceautrichienne dans l’empire. La conduite que M. de Laforest, consommédans cette espèce de tactique, adopta et fit adopter par son cabinet, futde marcher obstinément au but, malgré la légation autrichienne, de nerien accorder à Ratisbonne , et de renvoyer les ministres autrichiens àParis , disant que là peut-être ils obtiendraient quelque chose, non pasavant, mais après les facilités qu’on aurait obtenues de leur part dansle cours de la négociation.

La légation impériale, pour gagner le temps de négocier à Paris ,